27 novembre 2009
5 décembre : le rendez-vous des animateurs et animatrices de section
Thèmes : Régionales 2010
Mis en ligne : 26 novembre
À télécharger
Chaque année, la rencontre nationale des animateurs de section constitue un moment important dans la réflexion et la confrontation d’expériences au PCF. Cette année, après le vote des communistes sur la stratégie électorale, l’Assemblée du samedi 5 décembre constituera le prochain grand rendez-vous militant dans le cadre de la préparation des élections régionales. Au programme trois questions importantes.
Le projet : A l’heure des mutations en cours et de l’offensive de la droite avec sa réforme des collectivités territoriales, il s’agira de réfléchir sur les grands enjeux structurants de nos propositions pour l’avenir des politiques régionales afin de rendre lisibles de grandes thématiques de campagne.
La démarche et la conception de la campagne : Il s’agira de débattre et de dégager des orientations sur le développement d’une campagne de terrain en lien avec les préoccupations des populations, notamment dans les entreprises et les quartiers populaires.
Lancement public de la campagne : 16 h : Troisième moment fort de la réunion, le lancement public, ouvert aux militantes et aux militants d’Ile-de-France, de la campagne nationale des communistes pour les régionales. Il s’agira dans ce dernier temps d’avoir un moment public d’expression nationale du PCF sur la démarche engagée. Ce troisième temps permettra de sonner l’heure de notre entrée en campagne.
Contre-sommet de Copenhague
Du 11 au 13 décembre, une délégation du PCF se rendra à Copenhague pour participer aux initiatives du contre-sommet.
La tenue du som-met de Copen-hague pourraitconstituer un évé-nement planétairemajeur puisque le texte qui en sortira remplacera le protocole de Kyoto. Un traité que les États-Unis n’avaient pas ratifié et qui est jugé aujourd’hui insuffisant et pas assez contraignant. Or, selon le Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat, « si rien n’est fait, le réchauffement climatique pourrait atteindre 4°C à la fin du siècle, alors qu’il est impératif de le limiter à moins de 2°C ». Un constat qui fait consensus. Chacun semble prendre la mesure des dangers inhérents au réchauffement climatique désertification, inondations, famines, migrations... Mais personne, en particulier les pays les plus pollueurs, ne semble en tirer les conséquences pour son propre mode de développement. Les États-Unis et le Japon proposent pour 2020 des objectifs bien en deçà de ce qu’il faudrait. L’Union européenne semble un peu plus ambitieuse mais ne s’impliquera pas sans l’engagement des principaux pays pollueurs. Sarkozy s’agite beaucoup mais propose de renvoyer le problème à 2050. Quant aux pays émergents, ils invitent les pays industrialisés à montrer l’exemple. Chacun renvoyant la balle aux autres, Copenhague risque d’accoucher d’une souris. C’est pourquoi, pour de nombreuses organisations – dont le PCF –, il est urgent que les peuples s’en mêlent et exigent de la part de chaque Etat des engagements réels en matière de réduction des gaz à effet de serre et par voie de conséquence de développement. C’est le sens des actions qui se mènent partout dans le monde et qui convergeront dans la capitale danoise à l’occasion d’un contre-sommet dont la manifestation du 12 décembre constituera l’un des temps forts. Une délégation du Parti communiste français (1) conduite par Pierre Laurent (coordinateur national) et Hervé Bramy (responsable du collectif écologie) se rendra à Copenhague du 11 au 13 décembre afin de participer aux différentes initiatives dont une rencontre importante initiée par le PGE. Cette délégation sera porteuse de propositions précises, dont celle de « considérer les ressources naturelles comme biens communs de l’humanité et non comme une marchandise source de profit ». Ce qui, pour le PCF, implique de stopper les directives européennes de libéralisation visant à soumettre l’énergie aux exigences des marchés financiers. Elle défendra aussi le « droit à l’énergie pour tous », avec comme corollaire la mise en œuvre d’un vaste plan de recherche sur les énergies non émettrices de gaz à effet de serre. Elle proposera enfin « la création d’une Agence mondiale de l’environnement » afin de rendre cohérent le développement durable de la planète en matière sociale et environnementale. Autant de mesures qui, pour le PCF, appellent à un dépassement du système productiviste capitaliste actuel. (1) Outre Pierre Laurent et Hervé Bramy, la délégation sera composée de Christine Mendelsohn, Aurore Fernandez et Sébastien Braque.
20 novembre 2009
INTERVENTION
Patrick Le Hyaric, député au parlement européen est intervenu hier en séance sur les conditions sociales et politiques des aides de l'Union européenne et du FMI.
FRANCOIS CLUZET PARLE DE SALAH
http://www.dailymotion.com/video/xb31pm_francois-cluzet-parle-de-salah-hamo_
http://www.dailymotion.com/video/xb30qi_francois-cluzet-parle-de-salah-ham_news
UN PEU DE DETENTE
http://www.yetiblog.org/index.php?post/LES-CARDINAUX-EN-COSTUMES
17 novembre 2009
on ne repart pas comme avant on fait pire !
La croissance américaine est donc apparemment de retour.
Au troisième trimestre de cette année, le PIB a, pour la première fois depuis décembre 2007, progressé de 3,5 %. Ce rebond confirme le début de reprise dans plusieurs pays capitalistes. Il ne permet cependant pas de penser que cela va se poursuivre durablement. Un premier enseignement peut être tiré de ces signes de reprise : ils ne sont pas le fruit d’une autorégulation du marché, celui-ci n’a pas trouvé en lui-même la force pour se redresser, ils sont la conséquence d’interventions publiques sans précédent, 787 milliards de dollars pour les seuls États-Unis ! En même temps, la plupart des économistes insistent sur la fragilité du phénomène. D’abord, parce que certains pays sont toujours au fond du trou. Ensuite, parce que, comme le notent les analystes de BNP Paribas à propos de la reprise américaine, cette amélioration est « en partie du fait de facteurs temporaires ». Aux États-Unis, les abattements fiscaux ont permis de relancer les ventes de logements et la prime à la casse celle des voitures. En septembre, suite de la suppression de cette dernière, le marché automobile a de nouveau chuté. En Allemagne et en France, on peut constater également que le phénomène de reprise est impulsé principalement par différentes mesures budgétaires et fiscales. Enfin, dernière raison qui justifie que l’on jette un œil critique sur cette reprise : certains indicateurs montrent qu’il ne s’agit pas d’un mouvement vraiment franc du collier. Aux États-Unis, la consommation des ménages a baissé en septembre ; dans la zone euro, on enregistre pour le cinquième mois d’affilée un recul des prix en octobre, les ventes de détail en Allemagne sont toujours à la baisse en septembre. Un peu partout la hausse du chômage se poursuit. Comment expliquer une telle incertitude ? Il y a plusieurs raisons et la nature des interventions publiques est l’une des plus importantes. Le soutien massif a été donné sans exigences en matière d’emploi et de formation et le plus souvent avec le seul souci de redresser la rentabilité des capitaux. Ainsi, les aides aux banques leur ont servi pour partie à relancer la spéculation et à regonfler leurs marges. Cela explique que les débuts de reprise aient été précédés par un regain de croissance des marchés financiers et de la spéculation. Contrairement à ce qu’affirment certains, on ne repart pas comme avant la crise, on refait en pire. Parce que, après le pourrissement des dettes privées, on risque d’assister à un pourrissement de l’endettement public. Si la croissance n’est pas au bout du bout de ce soutien massif apporté aux capitaux, les dettes publiques accumulées vont ressembler à des bombes incendiaires
13 novembre 2009
Le Front de Gauche invite l’ensemble des organisations de gauche à se réunir
Suite à la réunion du 10 novembre, le Front de Gauche s’est adressé aux autres formations de gauche de la manière suivante :
Suite à la réunion du 10 novembre, nous vous confirmons notre proposition d’une réunion de l’ensemble des organisations qui souhaitent partir de la proposition stratégique du texte proposé par le Front de Gauche le 28 octobre. Nous répétons que la proposition d’amendement du NPA sur les exécutifs dont Olivier Besancenot a fait une lecture claire mercredi soir (« nous n’irons pas dans une majorité de gestion avec le PS et les Verts ») n’est pas conciliable avec l’offre que nous vous avons faite. Nous regrettons cette position et considérons que le rassemblement peut toujours s’élargir dès lors que le triple objectif que nous fixons de façon indissociable dans la déclaration du 28 octobre sera vraiment affirmé et partagé par toutes les composantes du rassemblement : changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale, battre la droite et rassembler une majorité autour d’un projet vraiment alternatif à la logique du système. Ce qui signifie d’aller jusqu’aux accords de gestion avec les autres forces de gauche dès lors que les conditions politiques que nous avons décrits dans notre déclaration le permettront. Nous vous proposons une réunion mercredi 18 novembre au siège PCF, Place du Colonel Fabien. Cette réunion permettrait de discuter concrètement de ce que pourraient être le cadre et les modalités de notre travail : forme du rassemblement respectant chacune et chacun, réflexion sur les axes forts de notre projet commun, intitulés, etc… Nous avons enregistré bien sur, que nombre d’organisation ont besoin de consulter leurs adhérents sur la situation nouvelle aujourd’hui. En même temps, les actes de campagne se multiplient au plan national et de toutes part. Nous pensons donc qu’il faut travailler sans tarder et permettre à celles et ceux qui le veulent de venir à tout moment dans ce rassemblement dès lors qu’ils partagent les grandes lignes de la stratégie affirmée. Sur ces bases nous sommes et nous resterons ouverts à tous en respectant les rythmes et les modalités de décision de chacune des forces du groupe de travail. Front de Gauche (Gauche unitaire, Parti de Gauche, Parti communiste français) Parti communiste français Paris, le 12 novembre 2009.
Le PCF demande une condamnation immédiate des propos de Raoult par le Ministre de la Culture
Eric Raoult a écrit à Frédéric Mitterrand sur le « nécessaire devoir de réserve » dont doivent faire preuve les Lauréat du Prix Goncourt, en l’occurrence Marie N’Diaye, actuellement montrée du doigt pour avoir exprimé sa critique à l’égard du Gouvernement et du Président en août dernier.
Ces propos sont inadmissibles. Le gouvernement, parce qu’il se lasse déjà de taper sur les libertés des citoyens et des salariés, cherche maintenant à museler les artistes et à censurer leur liberté d’expression. Il s’agit là d’une grave atteinte à la liberté de parole des créateurs.
Le PCF demande que Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture, condamne immédiatement et publiquement les propos odieux du Député Raoult et réaffirme le principe de la liberté pleine et entière des créateurs. La liberté d’expression est la base, le fondement de notre démocratie et le fait qu’un élu de la République se permettre de la remettre en cause doit être condamné fermement. Le devoir de réserve devrait parfois s’appliquer à certains politiques, députés, tentés de remettre en cause la liberté d’expression et la liberté de création !
Parti communiste français
Paris, le 12 novembre 2009.
07 novembre 2009
Copenhague 2009, l’urgence climatique !
Thèmes : Environnement
La négociation engagée au sein de l’ONU s’achèvera en décembre à Copenhague et doit déboucher sur des engagements contraignants pour une réduction des gaz à effets de serre. Le texte adopté remplacera le protocole de Kyoto aux résultats décevants et non ratifié par les Etats-Unis.
Comment penser la vie des hommes et des femmes sur une planète dont les ressources naturelles sont devenues si rares qu’il faut que les populations se battent pour y accéder ? Pour le PCF, justice sociale et environnementale ont partie liée. Une délégation du PCF participera à la conférence de Copenhague. Un tract est disponible pour téléchargement.
Les effets dévastateurs du réchauffement
Selon le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le réchauffement pourrait atteindre jusqu’à 4° à la fin du siècle. Les principaux pays pollueurs doivent impérativement réduire leurs émissions de 25 à 40% d’ici 2020 pour contenir le réchauffement à moins de 2° en moyenne. Et, donc, ralentir ses effets négatifs : désertification, famine, épidémies, inondations, migrations de populations...
Le Forum Humanitaire Mondial chiffre l’impact du réchauffement à 300 000 décès par an et selon l’Observatoire International pour les Migrations le nombre de « migrants environnementaux » atteindra 200 millions d’ici à 2050.
Les défis de Copenhague
Pour 2050, il faut diviser par 4 les émissions des pays industrialisés et par 2 celles de l’ensemble du monde. Bien que désireux de limiter le réchauffement climatique à 2°, Etats-Unis et Japon proposent des objectifs pour 2020 bien insuffisants. L’Union européenne est un peu plus ambitieuse mais ne s’engagera pas sans l’appui des principaux pays pollueurs. Les pays en développement invitent les pays industrialisés à montrer l’exemple.
Cette situation d’urgence amène les pays émergents et en développement à insister sur la responsabilité des pays industrialisés. L’opinion publique et le mouvement social doivent eux aussi prendre en compte ces enjeux environnementaux pour exiger de la part de chaque État des engagements en matière de réduction des gaz à effets de serre.
Le PCF exige à ce sujet de la France et de l’Union européenne des propositions précises et chiffrées.
Que proposent les communistes ?
Il faut remettre en cause le capitalisme qui impose des fonctionnements économiques néfastes pour l’environnement. Les communistes souhaitent que les ressources naturelles soient considérées comme biens communs de l’humanité et non comme marchandises et sources de profits.
L’urgence est au développement de toutes les énergies non productrices de gaz à effets de serre. Pour autant, le droit à l’énergie doit être garanti à tous. A court moyen terme le nucléaire est incontournable. Le PCF se prononce pour un vaste plan de développement des énergies renouvelables. La recherche fondamentale et appliquée doit prendre prendre un nouvel essor car ces sources d’énergies sont complémentaires. La production d’électricité doit être développée et organisée dans le secteur public qui assurera une véritable sureté et transparence avec de nouveaux droits de regards et d’intervention des salariés, des citoyens et des élus. Cela s’accompagne de moyens pour l’émergence d’une 4ème génération de centrales nucléaires, plus sures, plus économes et moins productrices de déchets.
Il est impératif de stopper les directives européennes de libéralisation qui visent à soumettre l’énergie aux exigences des marchés financiers. Une mobilisation financière conséquente est indispensable pour développer les transports en commun de service public et les transports propres (rail, fluvial), l’isolation des bâtiments, la voiture de l’après pétrole… Le PCF refuse tout nouvel impôt qui, telle la taxe carbone, viserait de façon injuste, inefficace et inégalitaire les ménages. Il suffirait d’imposer les super-profits des groupes pétroliers comme Total, la spéculation financière et de réduire les dépenses nucléaires militaires.
A l’échelle du monde, un nouveau mode économique et financier est nécessaire pour accompagner les pays les plus pauvres dans une démarche de coopération et de développement. A cette fin, les communistes proposent la création d’une Agence Mondiale de l’Environnement qui rendrait cohérent le développement durable de la planète en matière sociale et environnementale.
Il y a urgence à ce que chacune et chacun s’empare de ces enjeux. Les communistes sont disponibles pour ouvrir des espaces publics de débat, de confrontation, de rassemblement et de luttes, dans le respect des opinions des uns de des autres.
Le PCF condamne les manœuvres contre le retour de la démocratie au Honduras
Thèmes : Relations internationales|Monde : Droits des peuples - Revendications sociales
En s’opposant à la restitution dans ses fonctions du président élu du Honduras, le régime de facto issu du coup d’État du 28 juin dernier a fait échouer le retour de la démocratie. C’est une décision lourde de conséquences pour le peuple de ce pays. Le Parti communiste français condamne cette violation des engagements pris après des négociations longues et difficiles. En s’opposant à la restitution dans ses fonctions du président élu du Honduras, le régime de facto issu du coup d’État du 28 juin dernier a fait échouer le retour de la démocratie. C’est une décision lourde de conséquences pour le peuple de ce pays. Le Parti communiste français condamne cette violation des engagements pris après des négociations longues et difficiles. Il s’agît, de toute évidence, d’une manœuvre de plus visant à mettre le peuple hondurien et la communauté internationale devant le fait accompli. C’est aussi une tentative d’imposer la tenue des élections, prévues pour le 29 novembre prochain, sous le contrôle d’un régime illégitime et autoritaire qui ne cherche qu’à pérenniser les privilèges d’une classe dominante en refusant des réformes pour plus de justice sociale et de démocratie. Les objectifs sont clairs : écarter à tout prix la possibilité d’un gouvernement progressiste au Honduras et arrêter les avancées des forces progressistes en Amérique centrale. Malgré les déclarations du président Barack Obama en faveur du retour du président légitime au Honduras, les États-Unis soutiennent les agissements du gouvernement de facto. Washington légitime ainsi le coup d’État et impose l’impunité des crimes commis durant ces mois de dictature. Il est du devoir du gouvernement français et de l’Union européenne de ne reconnaître ni le gouvernement que Roberto Micheletti, dirigeant des putschistes, ni les élections tenues dans ces circonstances. Une prise de position ferme et déterminée signifie la mise en place de sanctions telles que le gel des avoirs de ceux qui soutiennent le coup d’État au Honduras et l’exclusion de tout accord commercial ou de coopération de l’UE avec ce pays, ainsi que le soutien aux représentants du gouvernement du président Manuel Zelaya en Europe. Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité avec le peuple hondurien, avec le président légitime Manuel Zelaya et avec les forces démocratiques et progressistes qui luttent avec un grand courage pour le retour de la démocratie et de l’ordre constitutionnel. Parti communiste français Paris, le 6 novembre 2009.
