28 mai 2009
Le 28 mai : Caterpillar, ERDF/GRDF, Continental et bien d’autres à l’Assemblée nationale
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 28 mai
Jeudi 28 mai, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe GDR, les députés communistes et du Parti de Gauche défendront deux propositions de loi et une proposition de résolution visant à promouvoir une autre politique face à la crise et à proposer des débouchés politiques aux luttes sociales. Pour soutenir ces propositions, le PCF organise un grand rassemblement devant l’Assemblée nationale, le même jour, avec des élus, des militants, ainsi que de très nombreux représentant de toutes les entreprises touchées par la crise, à savoir notamment : Celanese, Caterpillar, Continental, Peugeot Sochaux, Faurecia, ERDF / GRDF, EADS, Arcelor Mittal, FNAC, Trésor, La Poste, et bien d’autres. Ce seront au total plus d’une centaine de syndicalistes de ces entreprises qui seront présents, une liste complète vous sera transmise dans les prochains jours. Les trois propositions de loi seront défendues par Marie-George Buffet (Députée, Secrétaire nationale du PCF), Roland Muzeau (Porte-parole des Députés communistes) et Marc Dolez (Député du Parti de Gauche). Ils interviendront lors de ce rassemblement, ainsi que Patrick Le Hyaric, tête de liste du Front de Gauche en IDF. Parti communiste françaisRassemblement le jeudi 28 mai, place Edouard Herriot, Paris 7ème, de 12h à 14h. Environ 500 personnes sont attendues.
27 mai 2009
Dans « Communistes » N° 350 - D’ici le 7 juin, créer une chaîne humaine
Par : Communistes (journal)
Mis en ligne : 26 mai
A dix jours du scrutin, Pierre Laurent, pour la direction du PCF, évoque l’état de la campagne, la mobilisation pour les listes Front de gauche ; il insiste sur l’importance des “petits“ gestes militants et parle de l’après-7 juin.
Communistes : Quel regard porter sur cette étape de la campagne ?
Pierre Laurent : Le climat est en train de changer. La campagne médiatique a démarré, après une si longue ignorance de l’élection. Je crois que nous allons rencontrer beaucoup de gens, dans ces derniers jours, qui se demandent s’ils vont voter, s’ils ont une bonne raison d’aller voter. C’est vrai parmi les électeurs de gauche, qui voient Nicolas Sarkozy occuper tout le terrain. Ils s’interrogent sur l’utilité de leur vote dans ces circonstances.
La dernière partie de la campagne va donc se jouer sur cette question : est-ce que j’ai une raison, et laquelle, de me déplacer le 7 juin ? Quelle est l’utilité, pour moi, du vote que j’émettrai ce jourlà ? Des millions de gens vont se poser cette question alors qu’ils découvrent, pour beaucoup, la tenue du scrutin.
Communistes : Dans ce cadre, comment apprécier la campagne des listes Front de gauche ?
Pierre Laurent : Je crois qu’elle a marqué des points. Toutes les enquêtes d’opinion confirment que les seules listes, à gauche, qui sont en progrès dans les intentions de vote sont les listes du Front de gauche. Il y a de l’intérêt, un petit début de dynamique autour de ces listes. D’autres listes qui longtemps les ont ignorées tentent maintenant de répondre à leurs propos. Les arguments forts du Front de gauche qui ont permis de marquer ces premiers points sont décisifs en cette fin de campagne.
L’élection est européenne, elle a un enjeu important. Le 7 juin, il va s’agir d’élire des députés utiles à gauche, qui soient des combattants contre les politiques libérales ; nous récusons l’argument selon lequel il serait inutile de voter pour ce que certains appellent les “petites listes” ; dans le mode de scrutin actuel, renforcer le vote pour les “grandes” listes, c’est en fait donner des députés supplémentaires à la droite, UMP ou Modem. A 6 ou 7 %, les listes du Front peuvent avoir des élus dont la présence au Parlement européen sera très utile pour les luttes sociales, utile pour faire des propositions concrètes susceptibles de marquer le futur de la construction européenne.
Communistes : Comment définir les priorités d’action militante pour ces derniers jours ?
Pierre Laurent : Mener une campagne de proximité, de contacts directs avec le maximum d’électeurs ; beaucoup se demandent encore s’ils vont aller voter et pour qui ? C’est bien la chaîne humaine que nous serons capables de créer ces derniers jours qui va être très importante. Tous les petits gestes militants qui permettront d’entrer en contact avec le plus grand nombre de gens vont être utiles : contacts téléphoniques, SMS, ou contacts directs : porte à porte, rencontres de proximité. C’est sur cette mobilisation militante que va se jouer la mobilisation électorale et le résultat de l’élection.
Communistes : Dans les réunions publiques, des questions portent parfois sur l’après-7 juin et l’avenir du Front de gauche. Que répondre ?
Pierre Laurent : Je suis intervenu sur cette question à la dernière réunion du Comité national : avec la démarche du Front de gauche, nous sommes - et nous serons pour la suite - fidèles à nos choix de congrès. La question qui se posera pour la suite sera d’amplifier l’effort de rassemblement pour faire bouger toute la gauche, jusqu’à créer les conditions d’une alternative politique majoritaire. Ce que nous aurons été capables de faire bouger pèsera car nous ne sommes pas seuls dans le paysage politique. Il ne faudra évidemment pas tourner la page de ce que nous entreprenons, mais il ne suffira pas non plus de la répéter. Il faudra analyser la situation créée, les échéances à affronter, le positionnement des autres, et décliner de la manière la plus efficace possible dans ces conditions notre effort de rassemblement, avec toujours le même objectif : le porter le plus loin possible à gauche sur des contenus porteurs de solutions à la crise.
Propos recueillis par Gérard Streiff
15 mai 2009
Réaction de Marie-George Buffet à l’arrestation d’agents de l’énergie en lutte
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 14 mai
74 agents d’ERDF et GRDF en lutte ont été interpelés cet après-midi dans des conditions qui demandent de nombreux éclaircissements. Les directions d’ERDF et GRDF ont même démentis des prétextes donnés par la police pour justifier ces arrestations. Cette fois les limites ont vraiment été dépassées ! Après les sanctions contre les salariés en lutte, c’est face à une véritable répression d’État que nous nous trouvons aujourd’hui. Cette utilisation de la force est inadmissible et de mauvaise augure pour la suite des mouvements. Je tiens à apporter de nouveau toute ma solidarité aux agents de l’énergie en lutte et à appuyer mon soutien à leurs justes revendications. Mais surtout, ce soir, j’exige que soient libérés sans délais tous ces salariés, victimes de séquestrations avec moyens d’État. Dès demain matin, je m’adresserai au Premier ministre pour lui demander des explications sur ces évènements. Marie-George Buffet Paris, le 14 mai 2009 Marie-George Buffet se rendra aujourd’hui - vendredi 15 mai, 13h00 - au rassemblement de soutien aux syndicalistes d’ERDF et GRDF à 14h devant le 62, rue de Courcelles, siège de l’Association française du gaz. Monsieur le Premier ministre, Je vous ai interpellé à l’Assemblée nationale mercredi pour demander au gouvernement de faciliter, au plus vite, l’ouverture de négociations salariales au sein des groupes EDF et GDF-Suez. Dans sa réponse, le gouvernement a indiqué, par la voix de son porte parole et secrétaire d’Etat à l’industrie Monsieur Chatel, souhaiter la poursuite et la conclusion rapide de négociations entre les directions d’EDF et GDF-Suez et les organisations représentatives des salariés. Malgré cela, et fidèle à leur unique ligne de conduite depuis désormais plusieurs semaines, ces deux groupes ont poursuivi leur stratégie faite de refus de toute véritable négociation, de recherche de la confrontation avec ses salariés, de répression des agents grévistes, stratégie désormais appuyée par l’Etat dont les forces de l’ordre ont interpellé hier 74 salariés d’EDF et de GDF, avant de les remettre en liberté dans la soirée. Cette stratégie de dénégation du fait syndical et de provocation de salariés en lutte est indigne d’entreprises nationales dont l’Etat reste le principal actionnaire ; elle est surtout dangereuse pour des entreprises dont la richesse et le dynamisme reposent en grande partie sur l’attachement de leurs salariés à leurs missions de service public et aux entreprises censées encore incarner les valeurs de ce service public. Aussi, Monsieur le Premier ministre, je vous demande à nouveau de favoriser au plus vite l’ouverture de véritables négociations sur les salaires entre les directions de ces deux groupes et les syndicats de l’entreprise et de faire cesser toutes les poursuites et mesures disciplinaires engagées contre les salariés grévistes. Marie-George BuffetLettre de Marie-George Buffet à François Fillon
13 mai 2009
Tract - ECOLOGIE : Un État des lieux qui pose de graves problèmes
Par : Communication
Mis en ligne : 12 mai
Le réchauffement climatique dû à l’utilisation de combustibles fossiles pour l’énergie est un risque majeur. Les réponses des chefs d’État de l’Union européenne ne sont pas à la hauteur des défis. Les propositions de réduction des gaz à effets de serre, sous la présidence Française, sont en deçà des préconisations de l’ONU.
- Tract - ECOLOGIE : Un État des lieux qui pose de graves problèmes
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Dans « Communistes » N° 349 - Des élus en campagne : Une force de frappe
Par : Communistes (journal)
Mis en ligne : 12 mai
Membre du Comité exécutif chargée des élections, conseillère régionale d’Ile-de-France, Lydie Benoist répond à nos questions sur l’engagement des élu-e-s communistes dans la campagne des européennes.
Communistes :En quoi les élu-e-s, dans leurs activités, se confrontent-ils à l’enjeu européen ?
Lydie Benoist : Pour autant que l’Union européenne semble lointaine, évanescente, en réalité elle façonne notre vie quotidienne de ses choix libéraux. Le gouvernement français, en parfaite connivence, s’applique à transcrire les directives en lois et décrets des plus réactionnaires. Ceci est particulièrement vrai de l’offensive généralisée contre les communes, les départements, les régions. L’Etat se défausse de ses responsabilités, donne moins d’argent aux collectivités, les incite à privatiser les services publics, projette la suppression de la clause de « compétence générale" ! C’est un vrai bras de fer qui se joue entre un pouvoir qui veut tuer la démocratie et bafouer le suffrage universel et la résistance que lui opposent de très nombreux maires, toutes appartenances politiques confondues.
Communistes :Comment pourrait-on caractériser l’action des élu-e-s communistes aujourd’hui ?
Lydie Benoist : Les élu-e-s communistes, par leur militantisme et leur fonction, sont au coeur de ce que vivent les femmes et les hommes de notre pays. Ces jours-ci, ils sont aux côtés des hospitaliers, des gaziers, des enseignants, partageant et soutenant les revendications, les colères exprimées. Ils sont présents dans toutes les manifestations, ils contribuent très souvent aux rassemblements nécessaires en nourrissant de propositions politiques le mouvement social. Ils aident leurs concitoyens à comprendre les logiques capitalistes qui sont en oeuvre, du "local au mondial", et singulièrement avec l’importance de sanctionner l’Europe du fric le 7 juin prochain.
Communistes :Comment apprécient-ils l’expérience du Front de gauche ?
Lydie Benoist : Unitaires et rassembleurs d’expérience, les élu-e-s savent qu’il est indispensable que les forces politiques et citoyennes les plus progressistes s’unissent pour gagner et répondre ainsi à la volonté des électeurs. C’est pourquoi ils sont particulièrement engagés dans le Front de gauche pour changer d’Europe. Ils savent porter haut et fort les revendications, les aspirations, ils agissent sans cesse avec d’autres forces politiques, sans pour autant renoncer à leurs convictions. Les 11 000 élu-e-s communistes et républicains sont une réelle force de frappe dans cette campagne européenne. Leur bilan, leur dévouement vont permettre aussi de démontrer qu’un député communiste n’est pas un parlementaire « ordinaire ». Le 28 mai, ceux-ci déposeront d’ailleurs trois projets de lois en faveur des forces vives. On est dans la dernière ligne droite de la campagne.
Communistes :Quelles sont leurs priorités ?
Lydie Benoist : Disons que chaque élu doit se sentir à son tour « candidat », faire fructifier la confiance acquise auprès des populations. L’élection de députés se gagnera avec une campagne de proximité, de terrain comme on dit ; les élus sont particulièrement efficaces car ils connaissent, ici, la famille qui n’ira pas voter, là, les associatifs ou les syndicalistes en recherche de réponses politiques. Ils peuvent associer de nombreux volontaires qui démultiplieront les petits gestes militants pour gagner les voix une à une : lettres à leur population, appels à voter, participation à de nombreuses initiatives, y compris des réunions chez l’habitant... Et ainsi aborder franchement le vote, toutes les raisons pour lesquelles il faut aller voter le 7 juin, battre la droite, construire une autre Europe, élire des députés Front de gauche.
Propos recueillis par Gérard Streiff
Prisons : le marchandage de Rachida Dati est inadmissible
Les personnels pénitentiaires réclament une amélioration générale de leurs conditions de travail : des moyens et de la dignité.
Ce marchandage s’effectue au détriment des détenus, pour lesquels l’application de ces Règles constituerait une amélioration significative de leurs conditions de détention, et ne répond même pas aux revendications des personnels pénitentiaires relatives à leurs conditions de travail. Pourtant, l’urgence est criante : deux détenus se sont encore suicidés ce week-end dans les prisons de Fleury-Mérogis et de Liancourt. Comment se fait-il que, dans ce contexte de tensions extrêmes, le vote de la loi pénitentiaire –pourtant adoptée en urgence au Sénat au mois de mars- soit constamment repoussé ? La Chancellerie doit aujourd’hui respecter ses engagements et les engagements signés par la France : appliquer les Règles pénitentiaires européennes sans attendre et faire adopter définitivement la loi pénitentiaire par le Parlement. Nicole BORVO Paris, le 11 mai 2009
Responsable PCF des questions de justice
Présidente du groupe CRC-SPG au Sénat
La réponse du Ministère de la Justice est inadmissible : moins d’un poste supplémentaire par établissement pénitentiaire et suspension des Règles pénitentiaires européennes.
12 mai 2009
L’indignation monte contre les plans de licenciement.
La colère est encore plus vive lorsque les géants de l’industrie, des services ou de la finance annoncent des bénéfices considérables et distribuent plusieurs centaines de millions d’euros de dividendes à leurs actionnaires. PPR, le groupe de François Pinault, s’apprête à verser près de la moitié des 924 millions d’euros des bénéfices réalisés en 2008 à ses actionnaires et envisage en même temps de supprimer quelque 1 900 emplois à La Redoute, à la FNAC et chez Conforama.
Nicolas Sarkozy, de son côté s’expose à de vives critiques de l’opinion en prêtant de l’argent public aux deux grands constructeurs français sans exiger de véritables contreparties en matière d’emploi, de salaires et de formation. Renault et PSA ont ainsi empoché 6 milliards d’euros et maintenu les 4 450 suppressions d’emplois prévues par l’un et les 3 350 décidées par l’autre en France. « Il pleut toujours où c’est mouillé », dit-on, mais le beau temps c’est pour quand ?
Face à cette déferlante de licenciements, Marie-George Buffet propose un projet de loi interdisant les licenciements dans les entreprises qui distribuent des dividendes. Quelle que soit l’entreprise, qu’elle soit généreuse ou pas avec ses actionnaires, le PCF, dans son programme, et la CGT, de son côté, demandent que, dans les plans sociaux, les institutions représentatives du personnel bénéficient d’un droit suspensif des licenciements, afin d’étudier toutes les alternatives et puissent mettre les actionnaires, les dirigeants et les pouvoirs publics face à leurs responsabilités.
La conquête de nouveaux pouvoirs pour les salariés est décisive pour empêcher les mauvais coups qui le plus souvent accompagnent les restructurations et qui ne se limitent pas aux plans sociaux. La plus grande part des suppressions de postes dans les entreprises échappe au droit actuel de consultation des élus du personnel et relève du seul privilège de gestion du patronat. En mars 2009, les inscriptions à Pôle emploi en raison d’un licenciement économique représentaient 4 % des entrées, celles pour une fin de CDD 24,7 %, celles pour fin de mission d’intérim 9,2 %. En l’espace d’un an l’emploi intérimaire a perdu près de 100 000 postes.
Il faut dresser des barrages sur toutes les voies qui conduisent au chômage et s’attaquer à la cause essentielle de cet acharnement contre l’emploi : la croissance financière des capitaux, l’argent pour l’argent. Cela suppose donc que les salariés et les populations puissent disposer d’un pouvoir de contrôle et de décision au sein des réseaux de l’argent dans et hors des entreprises, notamment dans les institutions financières et les banques afin d’orienter les ressources tout autrement. Avec l’ambition, à terme, d’éradiquer le chômage
07 mai 2009
Dans « Communistes » N° 348 - Gauche unitaire européenne : Un riche bilan
Par : Communistes (journal)
Mis en ligne : 6 mai
Président de la « Gauche unitaire européenne » au Parlement européen, Francis Wurtz revient sur « la marque de fabrique », les propositions et la singularité de ce groupe. Communistes N° 348 - 6 mai 2009 Communistes : « Gauche unitaire européenne » se caractérise sans doute d’abord par ses rapports avec le mouvement social ? Francis Wurtz La récente mise en échec du projet de directive visant à généraliser la possibilité pour tout Etat de l’Union européenne de recourir à la semaine de 65 heures a rappelé à qui l’avait oublié que le Parlement européen a des pouvoirs, pour peu qu’une majorité de parlementaires ait la volonté politique de s’en servir à bon escient. Dans le cas présent, notre groupe avait, dès le début du processus, proposé le rejet du texte. Il n’avait, alors, pas été suivi. La sensibilisation des opinions publiques à cet enjeu de société, ainsi que... la proximité des élections, ont fini par conduire au résultat souhaité. Même la droite n’a pas osé soutenir la position du Conseil (les gouvernements) ! Entretenir en permanence - et pas seulement la veille d’un scrutin - des liens de coopération avec le mouvement syndical et déployer des efforts systématiques d’information et de sensibilisation de nos concitoyens, c’est la « marque de fabrique » de notre groupe de la « Gauche unitaire européenne » et, en son sein, des élus communistes français. C : En même temps, le groupe n’a cessé d’avancer des propositions alternatives ? FW : Nous ne nous contentons pas de tenter de parer aux « mauvais coups ». Nous avons l’ambition de faire vivre une autre vision de l’Europe. Certaines de ces options alternatives sont en train d’acquérir - avec la terrible « leçon de choses » de la crise du capitalisme (et du modèle libéral européen) - une crédibilité sans précédent depuis la création de la Communauté européenne. Je pense, par exemple, au « crédit sélectif », c’est-à-dire offert à des conditions favorables aux investissements créateurs d’emplois et très dissuasives lorsqu’il s’agit d’opérations spéculatives. C’est le moment de pousser ce type d’exigences en rupture avec les règles libérales en vigueur. C : Les autres points forts de « Gauche unitaire européenne » ? FW : Je crois pouvoir dire que nous avons également gagné une reconnaissance très large dans bien d’autres domaines : le féminisme (notamment avec le réseau européen IFE ainsi que « Que choisir » de Gisèle Halimi) ; l’environnement (sur le climat, l’eau, la protection contre les produits chimiques dangereux...) ; la défense de l’agriculture paysanne et de la souveraineté alimentaire ; la solidarité avec les migrants (par exemple, dans le cadre de la formidable mobilisation contre la "Directive de la honte"). Nous sommes incontestablement le groupe de référence sur la défense des droits fondamentaux du peuple palestinien ; la solidarité avec l’Afrique et les nouvelles démocraties d’Amérique latine, ou encore l’opposition à la guerre et à la militarisation de l’Union européenne. C : « Gauche unitaire européenne » a aussi incarné l’opposition au libéralisme ? FW : L’opposition de gauche aux traités libéraux européens est franchement l’apanage exclusif de notre groupe ! Hier, cela nous valait parfois le quolibet de « mouton noir ». Aujourd’hui, on nous invite à de passionnants « face à face » avec des experts financiers de renom beaucoup moins « sûrs d’eux et dominateurs » que naguère... Puissent les gens qui aspirent à « changer d’Europe » mesurer combien c’est le moment de renforcer le courant que nous représentons ! Propos recueillis par Gérard Streiff
INSEE : Sarkozy est le Président de l’injustice sociale et du pouvoir d’achat des très riches
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 7 mai
L’INSEE vient de publier les résultats de son enquête sur les salaires en entreprise. Le constat est sans appel : les plus hauts revenus ont fortement augmenté, les bas salaires stagnent et les prix augmentent. En 2007, un salarié sur dix gagne moins de 1083 euros par moi, et, comble du comble, c’est dans le secteur financier que les salaires augmentent le plus.
La seule et unique conclusion possible de cette enquête est simple : les salariés qui se mobilisent sans cesse depuis plusieurs mois ont raisons, et les revendications syndicales doivent être entendues.
Dans quelques jours, le rapport Cotis sur le partage des profits et les rémunérations sera remis à Nicolas Sarkozy. A moins d’une manoeuvre incroyable, il confirmera encore une fois les ravages de la politique à sens unique de Sarkozy. N’en déplaise au Président de la République, l’heure est au bilan.
Le constat actuel est évident : Nicolas Sarkozy est le Président de l’injustice sociale et du pouvoir d’achat des très riches.
Ce dont la France a besoin, c’est d’une politique qui apportent des réponses aux véritables problèmes, et non pas d’une politique qui accroit la gravité de la situation. Dans cet esprit, le 28 mai, les députés communistes et républicain déposeront plusieurs propositions de loi. Marie-George Buffet défendra, à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à prendre des mesures urgentes de justice sociale et Roland Muzeau défendra une proposition pour promouvoir une autre répartition des richesses.
Parti communiste français
Paris, le 7 mai 2009
Le PCF veut imputer les frais du meeting de Sarkozy aux comptes de campagne de Dominique Baudis et saisit la commission national
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 6 mai
Non seulement le temps de parole de Nicolas Sarkozy doit être intégralement comptabilisé dans celui de la majorité, mais de plus, et surtout, le coût du meeting doit être imputé aux comptes de campagnes de l’UMP. Le détournement des moyens de l’Etat à des fins partisanes et personnelles est un scandale qui n’a que trop duré ! Nous demandons officiellement que cesse ce régime d’exception, et que le compte de campagne de la liste UMP conduite par Dominique Baudis dans le Sud-Ouest soit imputé de l’ensemble des frais engagés lors de ce meeting. Le PCF entend interroger, dès aujourd’hui, la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) à ce sujet. Chaque jour, le Président de la République s’exonère un peu plus de la loi et des règles élémentaires de la démocratie, cette situation doit cesser. Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF Paris, le 6 mai 2009
Nicolas Sarkozy a prononcé hier un discours lors d’un meeting, soi-disant républicain, devant quelques 3000 militants UMP dont les candidats UMP à l’élection européenne.
Pour l’ensemble des spectateurs et des commentateurs, le meeting d’hier soir à Nîmes, et alors qu’a démarré la campagne officielle, était sans aucun doute possible celui de l’UMP.
Pourtant, malgré la décision qui s’impose au CSA de comptabiliser le temps de parole du Président de la République dans celui de la majorité, il semble qu’en vertu « d’une phase d’expérimentation », le discours du Président serait découpé de façon totalement subjective pour ne retenir que certaines phrases.