31 janvier 2009
Un sondage encourageant pour le « Front de gauche »
Un sondage réalisé par l’IFOP se lit comme un encouragement à la démarche engagé par le PCF et le Parti de Gauche, le nouveau parti de Mélenchon ainsi que l’appel de Politis, pour la constitution d’une liste réunissant les hommes et les femmes de gauche qui ont pour l’Europe une autre ambition que la voie tracée du libéralisme en crise.
L’enquête porte sur les élections au Parlement européen du 7 juin prochain. Une liste rassemblant la plupart des forces de gauche hostiles au traité de Lisbonne recueillerait 14,5% et se retrouverait en troisième position derrière la liste PS (22,5) et UMP (25,5). Au passage, une telle liste dépasserait celle du MODEM (14) et de très loin la liste Europe Ecologie avec Daniel Cohn-Bendit et José Bové (7).
Evidemment cette prévision ne porte que sur une hypothèse puisqu’à ce jour la LCR/NPA et Lutte ouvrière expriment malheureusement plus que des réticences à une participation à un front de gauche aux européennes.
Pour autant, le niveau des intentions de vote laisse supposer que la possibilité offerte aux cotoyens de faire avancer par le bulletin de vote des propositions concrètes pour une autre orientation européenne et d’élire des hommes et des femmes qui en seront les promoteurs dans l’enceinte du Parlement européen suscite un intérêt dans l’electorat de gauche. Le responsable de l’IFOP voit un « début de dynamique » d’autant plus que « nous sommes aujourd’hui à un point zéro de la campagne ». La disposition des forces en présence est inconnue des Français, le débat n’a pas commencé. La démarche du front de gauche a été particulièrement sous médiatisée. Dans de telles conditions, les 14,5% sont un bon départ.
Une réédition de la dynamique de la campagne du Non de gauche lors du référendum de 2005 n’est pas à exclure, toujours selon l’IFOP.
Alors que la crise frappe durement les salariés dans toute l’Europe et que les dirigeants de l’UE n’hésitent plus à transgresser des règles qu’ils présentaient aux peuples comme intangibles, le débat sur l’Europe sort du registre des sujets tabous. La victoire du NON au TCE, qui paraissait improbable quelques mois auparavant, a montré que les électeurs bien informés pouvaient changer la donne. L’appel lancé par les communistes en octobre 2008 en faveur d’un rassemblement de forces d’accord sur une logique de rupture avec l’eurolibéralisme correspond à l’attente de millions d’électeurs de gauche.
L’engagement du Parti de gauche dans ce mouvement le conforte comme le conforteront tous ceux et celles qui s’ agrégeront. Mais plus que le casting, c’est le contenu des propositions qui est l’essentiel. L’une des leçons de ce sondage, c’est précisément que la confusion ne semble pas paer. L’addition de personnages aussi médiatiques que Cohn-Bendit et Bové ne suffit pas pour livrer un message politique clair et cohérent.
29 janvier 2009
Des moyens pour sauver la forêt !
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 28 janvier
La tempête qui a balayé le sud ouest a déchiqueté près de trois millions d’hectares de forêt dont cinq cent mille appartiennent au domaine public. Le massif landais et détruit à plus de 60%. C’est une catastrophe pour l’environnement et pour l’ensemble de l’activité économique liée à la forêt. L’élan de solidarité des populations, l’investissement des maires et élus, est à saluer. La démonstration de réactivité des services publics de l’État et des collectivités territoriales, notamment en direction des ruraux est aujourd’hui une réponse d’efficacité. Le démantèlement des services publics est lui une catastrophe au passif du gouvernement. Les déclarations empressées du président de la République, à peine 19 millions d’euros pour les communes sinistrées, les promesses d’un retour à la normale avant la fin de semaine, tout cela ne saurait masquer l’insuffisance des moyens financiers mobilisés : la forêt, ses communes et ses populations valent-elles moins que quelques banquiers ? Le parti communiste français demande solennellement au gouvernement de débloquer les fonds nécessaires à la hauteur des dégâts subis. L’Union européenne ne peut s’exonérer d’abonder le fonds d’indemnisation non couvert par les assurances. Les cinq millions annoncés par le ministre de l’agriculture, de la pêche et de la forêt Michel Barnier ne peuvent être la seule accalmie lâchée au coeur de la tempête. Des mesures d’urgence s’imposent pour la valorisation du bois. Des centres de stockage doivent être réactivés et créés. Des moyens de transport efficaces doivent être mis en place par la SNCF. Le prix du bois doit être garanti : cette catastrophe ne peut s’ajouter à celle du tout marché, le prix du stère de bois ayant chuté de 7 à 3 euros la semaine précédant la tempête ! Le Parti communiste français pose d’ores et déjà la question du devenir de la forêt française : ce sont les moyens de son développement pour plusieurs décennies qui sont aujourd’hui posés. Les conditions de la replante doivent être immédiatement envisagées, pour une relance d’une filière bois française, rémunératrice, durable, enracinée dans son savoir faire. Parti communiste français Paris, le 28 janvier 2009
Le PCF et l’Association des élus communistes et républicains organiseront, le jeudi 5 février prochain une initiative sur le thème « Services publics, territoires et solidarité, filière bois », en présence d’Olivier Dartigolles (porte-parole du PCF), d’André Chassaigne (député et président de l’ANECR) et Xavier Compain (responsable national agriculture et ruralité au PCF). Après une visite – état des lieux et une rencontre avec la population, les élus, les responsables syndicaux et les acteurs de l’économie locale, un point presse sera organisé à 12h30.
Tous à la manifestation du 29 janvier !
Le jeudi 29 janvier aura lieu une vaste mobilisation syndicale unitaire. Ce sera l’occasion pour les salariés de montrer leur détermination.
La droite a reculé sur le lycée ; elle est hésitante sur le travail du dimanche. Ce qui est nouveau en cette rentrée, c’est qu’on assiste à une prise de conscience large que la gravité de la crise appelle de nouvelles avancées sociales et démocratiques.
Les organisations syndicales portent la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’avenir de la poste, qui sont autant de luttes offensives.
La journée du 29 janvier va donc être une étape extrêmement importante et le PCF va y contribuer, en tant que force politique, dans les manifestations.
Rendez-vous à l’entrée de la place de la République (point de rencontre PCF : débouché du Boulevard du Temple/place de la République ) à 13h30
28 janvier 2009
à Nicolas Sarkozy : « Il n’est pas de sauveur suprême »
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 27 janvier
La journée du jeudi 29 janvier 2009 sera placée sous le signe de la mobilisation, à l’appel de toutes les grandes centrales syndicales. Les salariés du public comme du privé seront massivement présents pour exprimer leur colère et faire entendre leurs revendications. Les déclarations se multiplient à droite pour justifier l’obstination du gouvernement. Les hommes et les femmes qui se mobiliseront jeudi 29 janvier n’expriment pas qu’une souffrance, ils expriment un ras-le-bol de la politique destructrice de la droite. Le message est pourtant simple : les réformes du gouvernement de Nicolas Sarkozy sont mauvaises et dangereuses. Un grève ne se mène jamais par plaisir, et les français vont sûrement rencontrer des difficultés dans le cadre de ce mouvement. Mais qui peut légitimement croire que c’est en muselant des millions de personnes qu’on résoudra cette situation ? Alors que le mouvement de jeudi est soutenu par près de sept français sur dix, serait-il possible que Nicolas Sarkozy et ses amis aient raisons seuls contre tous ? Il serait bon que le Président de la République se souvienne que la France est une démocratie qu’il n’est pas de sauveur suprême. Pour toutes ces raison, le Parti communiste français soutient pleinement cette journée de mobilisation et sera présent lors des manifestations organisées dans toute la France. Il appelle chacun et chacune à amplifier la mobilisation pour que le Président de la République ne puisse plus rester sourd à une colère majoritaire dans le peuple français. Parti communiste français Paris, le 27 janvier 2009
Poursuivre Israël pour crime de guerre à Gaza
Les observateurs qui rentrent de Gaza y ont découvert une zone totalement dévastée. Toutes les habitations, les exploitations agricoles, etc, ont été détruites. Des témoignages, pour l’instant non vérifiés, font état de personnes qui auraient été exécutées sommairement. Des armes interdites contre les populations civiles, notamment au phosphore, ont été utilisées.
S’agissant du bilan humain, l’immense majorité des morts et des blessés est constituée par des habitants qui ne participaient pas au combat, en particulier des femmes et des enfants. Les combattants ne représentent qu’une partie infime des victimes. L’objectif affirmé par Israël de détruire le Hamas n’est donc pas atteint ni même crédible. C’est la population qui était visée. Tout ceci constitue un crime de guerre. Voire un crime contre l’humanité, s’agissant des exécutions sommaires si elles étaient prouvées. Le gouvernement et l’armée israélienne sont responsables et doivent être jugés. Mettre un terme à l’impunité dont jouit Israël depuis des décennies est une nécessité politique si la communauté internationale veut retrouver sa crédibilité.
Comment poursuivre Israël ? Pour l’instant l’obstacle est politique. Dans la mesure où les cadres légaux semblent manquer, ces poursuites dépendent de l’ONU et en particulier du Conseil de sécurité, qui doit se doter des moyens juridiques de juger Israël. Ce pas n’ayant pas ratifié le traité instituant la Cour pénale internationale, il faut pour poursuivre les responsables devant cette cour, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Et la France, pas des droits de l’homme, se doit de la présenter. Dans un premier temps, elle doit également demander une enquête impartiale ainsi que le souhaitent les représentants de l’ONU sur place. Car la décision d’Israël de procéder à sa propre enquête ne peut être satisfaisante et impartiale, évidemment.
Un autre outil juridique est celui de la compétence universelle. Elle consiste à pouvoir juger, dans un autre pas que le sien, une personne qui a commis un crime à l’étranger. Chaque pas peut le faire quand les règles de procédure le permettent. En France, les règles de procédure actuelles ne permettent pas de juger des étrangers présumés coupables de crimes commis à l’étranger sauf pour ceux aant la double nationalité. Or il semblerait que des Israéliens présumés coupables de crimes de guerre aient la nationalité française. Le ministre de la Justice devrait donc demander au parquet d’enquêter.
Logement : Le PCF participe au rassemblement pour le retrait du projet de loi Boutin
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 27 janvier
Le projet de loi Boutin aura des conséquences dramatiques pour des milliers de familles. Elle installe une précarité locative pour les locataires solvables par la baisse des plafonds de ressources et des contrats de trois ans non renouvelables, ou encore les surloyers pour les familles les moins en difficultés. Conséquence : la mixité sociale est purement et simplement abandonnée. De plus, ce projet de loi se révèle inhumain en organisant la chasse à la sous-occupation, sans que les situations et les parcours personnels ne soient étudiés : au bout de trois offres de logement, c’est l’expulsion. La réduction des délais pour engager une expulsion, ajouté à l’inadéquation de l’offre de logement parachèvent un travail de destruction du secteur public du logement social engagé par la droite depuis des années. C’est ainsi l’un des piliers du logement social français qui disparaitrait : le droit au maintien dans les lieux. L’inquiétude de nombreux acteurs du logement social est très largement partagée par les locataires du parc HLM. A l’issue de ce rassemblement, une délégation d’associations, de syndicats, d’élus et de militants déposeront les pétitions pour le rejet du projet de loi Boutin, ainsi que des propositions alternatives aux Députés. En outre, le PCF appelle tous les acteurs du logement engagés dans la lutte pour le droit au logement pour tous à s’organiser au niveau départemental pour déposer toutes les pétitions départementales aux préfets. La pétition, ainsi que les propositions du PCF sont sur le site internet du PCF. Parti communiste français Paris, le 27 janvier 2009.
Aujourd’hui, le projet de loi Boutin doit être examiné à l’Assemblée nationale. Le PCF participera au rassemblement qui se déroulera à 17h, aujourd’hui, place Edouard Hérriot à Paris, M° Assemblée nationale.
Le soi-disant effort annoncé par le gouvernement pour le logement, dans le cadre du plan de relance illustre le cynisme des recettes éculées de ce gouvernement, puisque les sommes annoncées ne compense même pas le désengagement de l’Etat pour 2009.
22 janvier 2009
Béarn / Menace de suppression de 2500 emplois : Olivier Dartigolles interpelle le Préfet
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 21 janvier
Aujourd’hui à Washington, le groupe chimique Celanese vient d’annoncer qu’il "engage une réflexion sur une possible fermeture de son site de Pardies", sur le bassin de Lacq (64) qui emploie 350 salariés. C’est donc une véritable bombe sociale qui menace aujourd’hui le Béarn. En effet, le risque n’est ni plus ni moins que la suppression complète de l’un des quatre sites chimiques du bassin de Lacq, soit près de 500 emplois directs et plus de 2000 emplois induits. Jour après jour, le gouvernement annonce des « réponses » à la crise avec les premiers effets du plan dit de « relance », mais sur le terrain, ce que nous constatons c’est une dégradation en accélérée, une véritable saignée. Cela n’est pas acceptable. Ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences de la crise économique alors que dans le meme temps un groupe comme Total va annoncer des résultats exceptionnels, de l’ordre de 15 milliards d’euros pour 2008. Le Béarn est une terre de luttes et de résistance. Nous n’accepterons pas cet insupportable gâchis humain et social. Monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques peut et doit convoquer en urgence une table-ronde en urgence avec la direction de l’entreprise, le représentant de l’Etat, les élus et les syndicalistes pour faire un point précis sur la situation. Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF Paris, le 21 janvier 2009
Secrétaire départemental du PCF Pyrénées Atlantiques
Tract : Maintenant une voie politique pour la Palestine
Par : Communication
Mis en ligne : 21 janvier
Les armes se sont provisoirement tues et les bombes arrêtent de pleuvoir sur la bande de Gaza. C’est, enfin, une bonne nouvelle pour ses habitants. Même s’il est illusoire de penser que la vie peut reprendre son cours normal sur un champs de ruines et après tant de morts. C’est la 7ème guerre que supporte le peuple palestinien du fait de l’absence de règlement politique de la question de la Palestine. Les USA, l’Europe, la France, la communauté internationale portent une lourde responsabilité.
MANIFESTATION
SAMEDI 24 JANVIER
14H - Place Denfert-Rochereau, PARIS
À télécharger
Les dégâts liés à l’agression israélienne d’une violence jamais vue, ont renforcé une situation humanitaire dans la bande de Gaza intolérable. Sa population est privée de tout : eau potable, électricité, soins, médicaments, vivres .... La situation sanitaire est insoutenable alors même que, déjà avant l’offensive, les ONG déploraient un état catastrophique du fait du blocus. Beaucoup d’équipements publics, d’infrastructures et d’habitations sont en grande partie détruits. On évoque le chiffre de millions de dollars de dégâts. Il faut d’urgence un plan international d’aide humanitaire et de reconstruction de Gaza. Et lever le blocus économique, ce véritable siège, sous lequel le peuple de Gaza étouffe depuis des mois. Plus de 1300 morts, 85% civils, dont 410 enfants, pour une population d’un million et demi d’habitants ; des hôpitaux, des écoles bombardés ; l’usage d’armes interdites comme des bombes au phosphore dans des zones urbaines... de grandes organisations internationales, telle Amnesty International, parlent de crimes de guerre selon l’article 8 du Statut de la Cour pénale internationale. Un collectif d’entre-elles a porté plainte contre Israël auprès de la Cour pénale internationale. Un acte de guerre de ce type ne peut être approuvé ni même toléré par la communauté internationale. Le gouvernement Français, l’Europe doivent agir pour des sanctions à l’égard d’Israël. L’accord d’ Association, Union européenne/Israël, doit être suspendu tant qu’Israël ne respectera pas les résolutions de l’ONU, comme l’avait demandé, sans effet, d’ailleurs, le Parlement européen il y a déjà quelques années. Le cessez le feu reste fragile. L’armée israélienne contrôle les points de passages, maintient le blocus et interdit la libre circulation des personnes. Les canons bombardent les bateaux de pêche qui sortent des ports. La paix n’est pas encore là et Israël n’exclue aucune nouvelle intervention. Pour protéger le peuple palestinien, il faut de toute urgence, qu’une force multinationale d’interposition soit déployée sous l’égide le l’ONU. L’intervention israélienne a tout aggravé. Elle n’a évidemment réglé ni la sécurité d’Israël, encore moins l’avenir de la Palestine. La sécurité ne peut se construire que dans la justice et le respect du droit. La France, l’Europe et la Communauté internationale doivent peser pour une voie politique pour une paix juste, pour le respect des nombreuses résolutions de l’ONU qu’Israël bafoue. Il faut une Conférence internationale décidant d’un processus politique pour un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, à côté de l’Etat d’Israël. Des délégations nombreuses sont actuellement à Gaza, dont celles du PCF avec Francis Wurtz, Jacques Fath, Patrick Le Hyaric, notamment. Tous disent l’importance pour les palestiniens de la solidarité internationale. Il est essentiel ensemble de la poursuivre. AIDER GAZA
SANCTIONS POUR ISRAËL
PROTEGER LES HABITANTS DE GAZA
UNE VOIE POLITIQUE POUR UN ÉTAT PALESTINIEN
POURSUIVRE NOS MOBILISATIONS ET LA SOLIDARITE
21 janvier 2009
Réaction du PCF à l’investiture de Barack Obama
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 20 janvier
Barack Obama est devenu, aujourd’hui, le 44ème Président des Etats-Unis d’amérique. Aujourd’hui, à Washington, c’est une page de l’histoire du monde qui s’est écrite. Après l’émotion qui a fait frissonner le monde le 4 novembre dernier, cette investiture porte désormais un poids d’une toute autre nature : la responsabilité de ne pas décevoir les attentes de dizaines de millions de personnes qui, américain ou non, ont placé des espoirs en Barack Obama. Alors que tout semble avoir été dit sur la force du symbole, que les superlatifs paraissent éculées à force de qualifier l’élection du premier Président noir de toute l’histoire des Etats-Unis, sonne désormais l’heure des réalités. Aux Etats-Unis en 2009, la réalité, c’est une crise économique, sociale et politique sans précédent, c’est un pays engagé dans deux guerres et dont le rôle sur la scène internationale est largement discrédité. C’est à partir de cette réalité que des millions d’hommes et de femmes aspirent massivement, dans le monde entier, à de profonds changement. Barack obama répondra-t-il à ces attentes ? Il le déclare lui-même aujourd’hui, la priorité de son mandat sera de servir les intérêts des Etats-Unis. On est pourtant en droit d’attendre des ruptures importantes concernant la politique internationale des Etats-Unis, qu’il s’agisse de l’Afrique, du Moyen-Orient, ou même de l’environnement. Le monde entier a résonné à la seule évocation du mot changement. Aujourd’hui, l’investiture de Barack Obama marque la mise à l’épreuve de la réalité des nombreuses promesses formulée pendant la campagne du Sénateur de l’Illinois. Mais bien au-delà, la puissante aspiration au changement qui s’est exprimée dans le monde comme en France, doit conduire chacun à s’interroger sur les réponses à formuler pour être à la hauteur de cette espérance. Parti communiste français Paris, le 20 janvier 2009
Etats généraux de l’automobile : 5 ou 6 milliards oui ! Mais pour quoi faire ?
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 20 janvier
Le premier ministre a annoncé en ouverture des états généraux de l’automobile une aide de l’État au secteur de « 5 ou 6 milliards d’euros ». Nous prenons acte de la volonté affichée par François Fillon de refuser d’accorder des aides aux entreprises qui délocaliseront. Nous jugerons sur pièce, mais nous proposons d’aller bien plus loin. D’abord en définissant clairement les critères d’attribution de ces aides, en priorisant les compensations de salaires des travailleurs en chômage technique dans la répartition des profits, comme prévu par la proposition de loi déposé par le Député communiste Alain Bocquet, en organisant le retour de la fabrication des petits modèles (les plus demandés sur le marché national) en France, avec une prise de capital de l’État, avec une minorité de blocage, et une nouvelle gouvernance, avec un pouvoir suspensif du CE en cas de plan social. « 5 ou 6 milliards d’euros » : oui ! Mais pour quoi faire ? Parti communiste français Paris, le 20 janvier 2009