PCF Villemomble

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19 décembre 2008

La poste : le numéro de bonneteau de Nicolas Sarkozy ne trompe personne



arton3316_76fe1Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 19 décembre 2008

Nicolas Sarkozy a annoncé hier le changement de statut de la poste en société anonyme, tout en précisant que celle-ci resterai financée par des fonds publics. Son annonce soudaine brûle ainsi la politesse aux organisations politiques, syndicales et associatives invitées ce soir à l’élysée. Quelle piètre image donnée au dialogue social par le chef de l’Etat lui-même !

Face à la crise financière qui décrédibilise de fait le recours aux marchés financier, le président de la république continue dans son objectif de privatisation contre toute raison. En promettant de solliciter les seuls capitaux publiques, qui Nicolas Sarkozy croit-il tromper ? Chacun sait qu’une fois le changement de statut effectué, tous les outils juridiques seront en place pour livrer le secteur public préféré des français aux appétits voraces des financiers.

Ce numéro de bonneteau ne trompe personne. Au coté des usagers et du personnel, le PCF est déterminer à faire capoter cette nouvelle manœuvre qui n’a qu’un but : mettre fin au service public postal. La poste doit rester et restera un service public.

Parti communiste français

Vendredi 19 décembre 2008

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18 décembre 2008

34ème congrès du PCF : Une ambition retrouvée



arton3306_1ef73Le congrès du PCF a déjoué les pronostics d’éclatement, de division, d’affrontements meurtriers entre communistes annoncés par tant de médias. Les différences existent entre eux, elles n’ont pas disparu. Mais le sérieux et le refus des confrontations stériles et du choc des ego l’ont emporté, faisant place à une ambition retrouvée, à une orientation précisée et à un programme chargé pour rassembler notre peuple.

Le temps presse en effet, de tous côtés, pourrait-on dire. Il est bien long pour ces 37 000 salariés de l’automobile du Nord/Pas-de-Calais, que le chômage partiel prive de 300 euros par mois et qui voient le patronat leur préparer un avenir d’intérimaires à vie. Il est compté pour ces lycéens et ces étudiants d’IUT qui ne veulent pas voir gâcher leurs chances et leurs études dans les quelques années qui viennent, décisives pour leur avenir. Il s’étire pour ceux à qui les marchés financiers présentent une addition corsée pour la crise que leurs appétits ont provoquée.

Le temps est en revanche précieux pour la planète épuisée par un développement qui n’est ni durable ni humain. Il est grand temps aussi pour la démocratie. Ces dernières semaines auront vu se conjuguer un coup d’État européen contre le vote “ non ” du peuple irlandais, des atteintes répétées aux libertés publiques, la volonté d’abaisser le Parlement et d’y restreindre le droit d’expression de l’opposition et enfin une réforme d’embrigadement de l’audiovisuel public et de mainmise accrue sur les médias.

C’est sur ces terrains que la gauche est attendue et que l’opinion en déplore la discrétion. C’est là que Sarkozy veut multiplier les faits accom­plis en exploitant les soubresauts de la crise et la faiblesse de l’alterna­tive politique. Les coups de gueule sporadiques et les barouds d’honneur ne le gênent guère. Il en va tout autrement de luttes concrètes mariées à des projets d’avenir, construisant des rassemblements majoritaires pour changer la vie. Ceux qui s’y emploieront ont de l’avenir et les électeurs de gauche se reconnaîtront dans ceux qui répugnent à se soumettre à la loi des marchés et qui n’ont pas le goût à se draper dans la seule contesta­tion.

Aujourd’hui, en France, la contestation du capitalisme a repris de l’am­pleur et l’utilité des communistes est reconnue bien au-delà de leurs fron­tières électorales. Ceux qui les enterrent à longueur d’éditoriaux devraient donc y regarder à deux fois. Le PCF peut y trouver matière à confiance, mais aussi à s’interroger sur l’urgence à faire ses preuves dans la défense des salariés pour la victoire de la gauche et pour garantir vrai­ment les changements profonds auxquels encore confusément aspire une majorité. C’est aussi un signe pour ceux, très divers, qui s’interrogent sur la possi­bilité de transformer la société et en doutent parfois tant la droite plastronne

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Travail le dimanche : une droite à la peine qui reporte le débat



arton3315_036d1Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 18 décembre

Le premier ministre François Fillon vient d’annoncer le report en janvier des débats parlementaires sur le travail dominical. Ce n’est pas surprenant : la droite hier a pu une nouvelle fois constater, sitôt après le débat sur l’audiovisuel public, combien sa politique provoquait rejet et contestation dans le pays et y compris au sein même de sa majorité.

Hier soir à l’Assemblée, dès l’ouverture du débat, la très grande fragilité de la droite était évidente. C’est bien le moins alors qu’elle entend faire travailler les Françaises et les Français chaque jour de la semaine, casser le rythme de notre vie sociale et familiale, porter de nouveaux coups contre le petit commerce. Face à une gauche mobilisée, à l’offensive, avec les députés communistes, la droite hier soir dans l’hémicycle était en réelle difficulté. C’est pourquoi le président du groupe UMP Jean-François Copé a prétexté d’un incident de séance, que nous condamnons, pour ajourner le débat.

Pour autant, si la droite a saisi cette occasion pour se sortir de l’immense difficulté qui était la sienne, le Parti communiste tient à rapeller que le vrai coup de force vient de la majorité et est dirigé contre les droits des salariés de notre pays.

Olivier Dartigolles

Paris le 18 décembre 2008

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Pétition - Respect des droits de l’homme en Tunisie : les autorités françaises doivent mettre leurs actes en conformité avec leu



arton3309_521b4Par : Relations internationales
Mis en ligne : 17 décembre

Le 11 décembre dernier, dans la nuit, le tribunal de première instance de Gafsa (Tunisie) a condamné à de très lourdes peines, entre 2 et 10 ans d’emprisonnement, 33 responsables du mouvement social qui a marqué durant plusieurs mois le bassin minier du sud-ouest tunisien.

Six dirigeants ont été condamnés à 10 ans de prison ferme et 10 autres à 6 ans, au cours d’un procès qualifié d’inéquitable par les avocats de la défense qui ont protesté contre un jugement rendu sans plaidoiries, sans interrogatoire des prévenus et sans aucune garantie. Les pièces à charge n’ont pas été présentées. Les témoins de la défense n’ont pas été convoqués. Les expertises médicales qui pourraient prouver l’usage de la torture à l’encontre de ces accusés ont été refusées.

Les sous-signés expriment leur consternation et leur condamnation devant un tel mépris des droits humains, devant une telle parodie de justice. Cet instrumentalisation de la justice contre un mouvement revendicatif et social confirme, s’il en était besoin, le caractère brutal et policier d’un régime qui ne connaît que la répression, la violence et l’autoritarisme.

Cette grave répression intervient au moment même où l’on commémore le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme. Les autorités françaises ont célébré cet anniversaire en prenant des engagements validant l’universalité et l’indivisibilité de ces Droits.

Les sous-signés s’étonnent de l’inaction et du silence manifestes des autorités françaises quant aux exactions du régime tunisien.

Monsieur François Zimeray, ambassadeur itinérant des Droits de l’homme pour le gouvernement français, a déclaré que « chaque ambassade de France doit devenir une maison des Droits de l’homme ». Où était le représentant de l’ambassade de France lors du procès inique de Gafsa ? Quelles actions cette ambassade a-t-elle entreprise pour rappeler aux autorités tunisiennes l’universalité et l’indivisibilité des droits de l’homme, l’importance d’un Etat de droit et en particulier d’une justice indépendante digne de ce nom ? Quelles initiatives les autorités françaises s’apprêtent-elles à prendre, concernant l’exigence du respect des Droits humains en Tunisie ?

Les sous-signés, expriment leur indignation et appellent solennellement les autorités françaises à mettre leurs actes en conformité avec leur parole en exigeant du régime tunisien la libération des 33 militants de Gafsa et de tous les démocrates emprisonnés, et l’arrêt immédiat de la répression politico-judiciaire.

pétition

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17 décembre 2008

34ème congrès : Discours de clôture de Marie George Buffet



arton3310_c89dfPar : Conseil national
Mis en ligne : 17 décembre

Chers camarades,

On nous avait promis, un peu comme d’habitude, un Congrès à feu et à sang, le congrès des fractures, ou bien encore une oraison funèbre c’est selon. A tel point que je suis arrivé jeudi avec le ventre noué ; je ne reconnaissais plus mon parti dans les articles que je lisais dans la presse. Eh bien les communistes ont préféré le débat, l’échange, la détermination à changer le monde autour de nous.

Vous avez préféré la modernité de ce combat face à la crise. J’ai entendu de la révolte, de l’envie d’aller au combat face à la droite, des idées pertinentes pour sortir notre pays de la crise. Et honnêtement, si j’osais faire un comparatif avec tout ce que j’entends à la télévision dans les émissions soi-disant politiques, de propositions contre la crise, on peut être fiers de ce que l’on dit.

Et l’on a d’autant plus de raisons d’en être fiers que nous sommes, comme tous les citoyens, concernés en premier chef par cette crise. Comme salariés de l’audiovisuel public ou agents de la Poste, comme ouvriers syndicalistes ou professeurs mobilisés, comme élus aux côtés des populations, nous sommes nous les communistes dans la vie et dans les luttes. C’est ça qui fait notre force et notre ancrage populaire.

Et c’est bien pourquoi nous avons pu entendre, dans nos débats, tous les interrogations, les exigences, les envies que l’on entendu dans notre pays et que partagent les communistes. Et toutes ces paroles, elles ont dit cette recherche permanente des innovations que nous savons nécessaires pour trouver les voies du changement, les voies de la plus grande efficacité possible de notre combat, les voies de grandes victoires futures pour notre peuple !

Il s’agit je crois, comme nous l’avons décidé très majoritairement dans le vote de notre base commune, d’être suffisamment confiant en nos valeurs pour savoir se saisir systématiquement de tous ces progrès qui effleurent dans notre société ; il s’agit d’être toujours du côté de la curiosité, de la créativité, de l’inventivité.

Il s’agit de la même façon d’être suffisamment sûrs de notre engagement pour s’engager pleinement dans les fronts progressistes les plus larges entre toutes celles et ceux qui portent aussi de la résistance et du nouveau, du progrès social, de l’épanouissement humain.

Il n’y avait pas de peur dans ce Congrès, il y avait beaucoup de combativité.

Cette combativité, c’est notre engagement demain à ce qu’au sein du comité de défense de son hôpital de proximité, on parle politique et l’on avance aussi loin que possible sur les réformes nécessaires pour garantir le droit à la santé pour tous et toutes.

Cette combativité, c’est après la rencontre-débat que l’on organise dans son usine sur l’avenir de l’automobile, proposer là encore de tenir ces réunions dans la durée pour là encore avancer, avec tous les ouvriers, les cadres, les élus, les habitants de la région, sur toutes les réponses politiques qu’exige le développement durable de notre industrie ! Cette combativité, c’est notre insistance à faire perdurer le collectif d’enseignants et de parents d’élèves constitué pour sauver cette petite malienne menacée d’expulsion, avec elle ses parents cuisiniers à Paris, pour là encore avancer sur de nouveaux rapports entre la France et l’Afrique, sur la citoyenneté, la conception de la Nation qui est la nôtre, et de ce fait sur toutes les réponses politiques qu’appelle la solidarité d’une classe envers l’une de ses élèves !

C’est la combativité aux côtés des salariés sans papiers, la combativité auprès de ce jeune licencié de Michelin parce qu’il avait osé écrire sur Internet que ses patrons étaient des exploiteurs.

Cette combativité, c’est toujours cette ténacité des militants et militantes féministes à ne pas céder aux haussements d’épaule pour continuer à faire avancer les droits des femmes et notamment aujourd’hui l’arrêt des violences faites aux femmes.

Cette combativité c’est être en permanence aux côtés du peuple palestinien pour son indépendance et sa liberté. Mais c’est aussi être curieux des chemins empruntés par les gouvernements progressistes d’Amérique latine.

Cette combativité, c’est celle de ces jeunes étudiants en IUT venus hier nous dire leur colère, c’est celle de tous ces jeunes vent debout contre la vie qu’on veut leur imposer.

Cette combativité, c’est aussi cette capacité à faire lever le débat sur la société qui pourrait être la nôtre, et de ce fait participer, petit à petit, à la constitution des fronts progressistes les plus larges possibles nécessaires pour au pouvoir aller changer enfin la vie !

Et c’est celle que tous et toutes ensemble, militantes et militants communistes, nous avons décidé de déployer le plus efficacement possible en engageant les transformations de notre parti. Beaucoup a été dit sur cette question des « transformations ». Très majoritairement, nous avons décidé de poursuivre le parti communiste et de le transformer. C’est ce choix démocratique qui fonde aujourd’hui notre travail. C’est ce choix démocratique que nous sommes capables de faire.

J’ai entendu quelque fois dans des interviews que ce parti était incapable de se réformer. Eh bien moi avec vous je fais le pari de notre intelligence collective. Je fais le pari de notre humanisme collectif. Je fais le pari de notre volonté de changer les choses pour dire oui ces transformations nous allons les mener à bien et nous allons les faire tous et toutes ensemble !

Vous avez élu la nouvelle direction de notre parti.

Cette direction a un mandat clair, le texte que vous avez adopté. Je dis aux camarades des autres listes élus au Conseil national : travaillons tous et toutes ensemble, le travail est immense si nous voulons réussir. Vous pouvez compter sur moi pour animer ce travail collectif. Et je le dis, une fois que nous aurons mis en place le comité exécutif et la coordination sous l’impulsion de Pierre Laurent, la nouvelle équipe, une jeune équipe prendra très rapidement les initiatives nécessaires et je ferai tout pour que cette jeune équipe très rapidement puisse être une équipe dirigeante de notre parti.

Nous allons donc engager ce travail pour que, dans la proximité militante et la bataille politique nationale, nos idées heurtent de front le fatalisme ambiant, aiguillent la colère en espoirs de changement, fassent monter une nouvelle conscience de classe à l’image des réalités sociales de notre époque !

C’est au vu de cette détermination que je dirai que ce week end, il y a bien eu un évènement à gauche. Et il s’est déroulé ici, dans cette salle à la Défense. Ici, ce sont les représentants d’un collectif militant de plus de 130 000 hommes et femmes au contact quotidien de millions de nos concitoyens, des hommes et des femmes engagés dans le monde syndical, dans le monde associatif, élus dans de très nombreuses collectivités locales qui se sont réunis. Et ici, ce collectif humain a décidé de se transformer pour, dans la durée, avec le peuple de gauche, ouvrir de grandes perspectives de progrès social et démocratique !

Depuis des années nous dénonçons le système capitaliste. Nous avançons des propositions une visée un projet pour dépasser ce système qui impose ses logiques mortifères à tout ce qui fait notre vie. L’eau, l’air, l’énergie, privatisés ! La culture, l’éducation, la pensée, marchandisés ! Les hommes et femmes dominés et exploités.

On nous dit qu’il n’y a pas d’alternative ; il faudrait moraliser ce système ! Il n’y aurait pas d’alternative à l’explosion des forces productives, la révolution informationnelle, les progrès des sciences et des techniques, et tout ce que cela ouvre pour l’humanité de vie libérée ?

Il n’y aurait pas d’alternative à la place grandissante des savoirs dans notre vie de tous les jours, le développement sans précédent des communications et des échanges, et tout ce que cela ouvre de découvertes, de curiosité, de création pour l’humanité ?

Il n’y aurait pas d’alternative à la mondialisation réalisée et avec elle la conscience croissante du destin commun de toute l’humanité, et tout ce que cela ouvre de partages et de renforcement des relations humaines et entre les peuples ?

Eh bien si ! Nous pensons comme bien d’autres qu’un autre monde est possible. Oui ici nous pensions que la vie de chaque homme et de chaque femme de cette planète peut être sans cesse meilleure. Oui je veux dire ici que chacun d’entre-nous a la possibilité de bien maîtriser tout ce qui fait sa vie et du monde !

Aussi chers camarades, dans chacun de nos gestes, par le travail sur notre projet, par notre présence dans les luttes et dans la gestion, par l’animation de nos campagnes et le parti pris systématique pour l’intervention populaire, nous allons relever le défi de l’alternative au capitalisme. Nous allons, et toute notre direction va travailler en ce sens, nous allons nous engager pleinement dans cette bataille idéologique qui fait de nouveau rage.

Les forces progressistes ont, ces dernières années, perdu la bataille du langage. Et notre peuple, les exploités, les dominés, tous ces hommes et ces femmes ont perdu le droit de nommer les choses par leur nom. Nicolas Sarkozy nous a même volés le travail pour laisser ces copains coquins nous exploiter ! Et aujourd’hui on n’a plus droit de dire chômage technique. Il faut dire activité partielle. Il ne faut plus dire exploitation. Il faut dire création de valeur ! Il ne faut plus dire riches. Il faut dire classes moyennes ! il ne faut plus dire licenciements mais plan social !

Aussi chers camarades, prenons l’engagement, tous ensemble, de regagner la bataille des mots et des luttes utiles à la lutte des classes contemporaine ? Et prenons l’engagement d’oser toujours parler de ce qui fâche, quoi que disent les médias. Osons parler des salaires, de laïcité, du rejet du tout sécuritaire, de notre croyance en la possibilité de réussite de chaque enfant !

Et plus que jamais, soyons partie prenante de tous les mouvements sociaux en cours et à venir. Je pense aux professeurs et à toute la communauté éducative aujourd’hui vent debout, dans l’unité syndicale, face à l’entreprise de démantèlement de l’Education nationale. Je pense au logement et à toute la bataille engagée contre la loi Boutin de dislocation du logement social.

Je pense aux luttes en cours pour les intérimaires virés sans ménagement, à celles contre le chômage technique et les plans de licenciements de toutes ces entreprises prétextant la crise pour continuer la casse de notre outil industriel !

Je pense enfin au combat pour le service public audiovisuel mené par les salariés et relayé aujourd’hui par toute la gauche au Parlement ! Et avec le même esprit nous allons continuer à nous battre à gauche pour constituer les fronts les plus progressistes et les plus larges sur les contenus les plus offensifs qui sont les préludes des grandes victoires populaires !

J’entends que l’horizon est bouché à gauche ! Eh bien ce bouchon, nous allons le dynamiter avec ces espaces de luttes et de débat que l’on aura contribué à faire vivre dans nos villes et nos entreprises, avec ces idées que l’on saura rendre dominantes dans la bataille idéologique, avec notre résolution permanente à dialoguer et à construire avec toute la gauche ! Nous allons le dynamiter pour ouvrir un large front d’espoirs et de possibilités de changement réel !

Aussi chers camarades,

J’ai beaucoup entendu ces quatre jours l’exigence d’un Congrès pour l’action ! Je suis d’accord. Toute la combativité que nous avons montré ce week end, à nous maintenant de la déployer le plus largement possible dans la société.

Nous avons hier participé au soutien du pouvoir d’achat. 40 millions d’euros ont été distribués aux travailleurs de la Défense !

Plus sérieusement, notre campagne « Bourse ou la vie », quand l’on entend la litanie quotidienne des plans sociaux à la télévision, quand l’on sait le choix du gouvernement de laisser les pleins pouvoirs aux banques et aux marchés financiers, eh bien je vous fais la proposition de lui faire franchir une nouvelle étape.

Je vous propose que fin janvier, nous tenions une grande initiative nationale de rassemblement populaire sur tous les sites de production touchés par la crise, les sites industriels, les banques, les pôles d’emplois tertiaires comme ici à la Défense, où chaque jour travaillent plus de 150 000 salariés ! Avec les salariés, avec nos élus, nous pourrons faire bloc, nous pourrons faire nombre pour dire tous ensemble, partout en France, « il n’y a pas de fatalité à la crise » ! Et en parallèle, je vous propose d’être à l’initiative d’une grande campagne de défense des libertés !

Entre les attaques contre le pluralisme dans les médias, la prison à 12 ans et la mise au pas de la justice, le climat de peur entretenu par la droite, la concentration extrême des pouvoirs entre les mains de Nicolas Sarkozy, les chasses aux sans-papiers, l’asphyxie organisée des communes et de la démocratie locale, les restrictions des droits des députés à l’Assemblée nationale, l’abandon du mouvement associatif, la coupe est pleine et vraiment pleine.

C’est notre République qu’ils sont en train d’assassiner ! Et la République, il est hors de question que nous la laissons dépérir sans réagir ! Ce sont nos droits, ce sont nos libertés, ce sont nos formes de vie commune qui sont en jeu !

Alors oui lançons une grande campagne « touche pas à nos libertés » ! Aussi je vous fais une proposition. Je vous fais la proposition de travailler, au plus vite, à un appel pour constituer un large front politique, syndical, associatif, citoyen de défense et de promotion des libertés !

Enfin, chers camarades, cette année sera aussi l’année de l’Europe ! L’Europe que nous voulons ou celle des grands d’Europe qui hier se sont à nouveau retrouvés en sommet européen.

Et ceux-là nous ont encore fait le coup des réconciliations. Le président a encore estimé que son action état historique c’est presque quotidien maintenant. En fait ils ont décidé de continuer l’Europe libérale. Ils ont décidé de forcer les Irlandais à ravaler leur Non au traité de Lisbonne. Ils ont décidé que leur Non, que votre Non ne valait rien ! Ils vont les forcer à revoter. Et comme concession à l’Irlande, ils se sont engagés à ne jamais faire avancer l’Europe pour faire respecter le droit des femmes à l’IVG !

Et pour le reste, rien ne bouge ! Malgré la démonstration faite par la crise de l’échec du modèle économique européen, ils laissent les pleins pouvoirs à la BCE et continuent la concurrence libre et non faussée. Dès hier, nos amis du Sinn Fein sont entrés en campagne contre ce coup d’Etat !

Eh bien nous aussi, soyons en campagne !

C’est pourquoi je vous propose, dans la droite ligne de l’appel voté par le Conseil national le 24 octobre, de porter dès aujourd’hui la volonté de changement qui se nourrit, jour après jour, des puissantes luttes sociales qui se multiplient dans notre pays et sur tout le continent !

Cette volonté de changement, ce sont donc de nouvelles règles du jeu cassant la domination de la finance et des multinationales. C’est un nouveau modèle social européen privilégiant la coopération et l’échange. C’est un engagement ferme pour le développement durable. C’est une réelle démocratisation de l’Europe. C’est une Europe libérée de la tutelle américaine et de l’OTAN et de la guerre, une Europe qui soit un levier pour changer le monde ! Aussi le 4 avril, à Strasbourg, tous ensemble à la manifestation contre les soixante ans de l’alliance atlantique ! Le PCF sera en nombre et se fera entendre !

Et je réitère ici cet appel aux forces politiques et sociales, aux femmes et aux hommes représentatifs des courants politiques progressistes, comme du mouvement syndical, social et associatif, dans toute leur diversité, qui partagent de tels objectifs et se reconnaissent dans cette démarche.

Ensemble, avec nos partenaires de tout le continent, nous pouvons faire ce large front progressiste européen pour faire événement, en juin, et obtenir un score permettant que des députés communistes et des députés partageant cette volonté de transformer l’Europe soient nombreux au Parlement européen.

Enfin, en étant dans ce combat politique, ces luttes et ces campagnes, auprès de tous nos concitoyens, nous pourrons faire vivre le texte d’orientation adopté hier !

A cette fin, je vous propose de lancer au plus tôt une large adresse à tous ces hommes et ces femmes qui sont aujourd’hui et seront demain victimes de la politique de la droite et qui veulent réagir et se battre face à la droite !

Je vous propose une adresse leur ouvrant largement les portes de notre parti, une adresse offensive pour mieux faire connaître nos objectifs, une adresse populaire allant à contre-courant de tous les fatalismes, une adresse ambitieuse faisant part de notre détermination à être d’un nouvel espoir à gauche !

Ces hommes et ces femmes, quelque soit le sens des combats qu’ils mènent à nos côtés, ont leur place dans ce parti, le parti communiste français. Ils y ont leur place pour à nos côtés faire mieux rayonner ses exigences et ses rêves, donner plus de force à son engagement, nourrir plus largement ses luttes et ses combats. Ils y ont leur place pour lui donner une plus grande efficacité, une plus grande influence, un plus grand rayonnement !

Chers camarades,

Nous avons avec ce Congrès ouvert une nouvelle page de notre combat. Nous sommes enfin pleinement entrés dans ce nouveau siècle qui est le nôtre. Nous avons pleinement pris pied dans ce 21ème siècle où fleurissent à nouveau sur la planète ces idées de partages et de commun qui nous sont si chères.

Et c’est bien cela qui nous rassemble. C’est bien cela qui nous unit ! Aussi prenons bien la hauteur que requiert cette nouvelle époque ! Elle dépasse largement tous les tiraillements qui peuvent être les nôtres. Prenons cette hauteur et repartons au combat.

Dans l’enthousiasme, dans la confiance, avec toujours le souci de l’inventivité, avec l’état d’esprit de chercher toujours ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise, avec cette ouverture et cette détermination à rassembler, il y a un autre monde qui nous attend !

Permettez-moi d’ajouter personnellement. Je ressens cet après-midi une immense fierté. Nous avons réussi avec ce Congrès quelque chose de grand. Je pense qu’après toute cette période difficile que nous avons vécu après la présidentielle et les mois qui ont suivi, les communistes ont montré à la fois leur détermination mais aussi leurs immenses qualités humaines. J’ai envie de vous dire simplement merci à vous tous et à vous toutes !

Alors allons-y ! Nous avons tout à y gagner !

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Vente du parc logement d’Icade : Non à la spéculation immobilière d’Etat !



arton3308_d282aPar : Bureau de presse
Mis en ligne : 16 décembre

En pleine crise du logement et notamment du logement social, en pleine crise économique et immobilière, l’Etat vient d’autoriser la vente au privé de 35 000 logements de la filiale de la Caisse des dépôts Icade !

Cette opération de pure spéculation immobilière fera évidemment la joie des actionnaires d’Icade : 50% de la plus-value de l’opération leur est déjà réservée. Elle fera beaucoup plus mal pour les locataires de ces logements, des familles populaires déjà menacées par le déconventionnement social de ces logements et les hausses des loyers.

Dans la lignée du projet de loi Boutin, l’Etat démontre une nouvelle fois sa volonté d’encourager et de pousser à la spéculation immobilière. C’est une décision grave et inquiétante, qui traduit autant son aveuglement devant les origines de la crise des subprimes que son mépris pour le droit au logement.

Paris, le 16 décembre 2008.

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12 décembre 2008

34ème Congrès du PCF : Rêv[eo]lution - Ensemble un monde nouveau

arton3279_f9d05Par : Communication

Les communistes réunissent leur 34e Congrès à la Grande Arche de la Défense.

À télécharger

Le gouvernement ne pense qu’aux patrons :
- 2 000 milliards offerts pour renflouer les spéculateurs européens sans contreparties.
- 65 milliards d’exonérations de charges, d’aides directes aux entreprises sans garanties qu’ils servent l’emploi, les salaires, la formation ou l’investissement.

Les Stock-options ou les parachutes dorés. Et pour nous, pour les salariés, le Président déclare que « le chômage technique c’est mieux que le chômage tout court ». « Avec la crise financière », dit-il, « il faut qu’on s’attende au pire ». Merci bien.

Depuis des années nous vivons une grave crise sociale faite de chômage, de précarité, de blocage des salaires et de prix qui augmentent.

Nos droits reculent même si 10 fois on nous a annoncé le bout du tunnel. Tout le monde sent bien que la période ouverte par la crise financière appelle de grands changements. Le système ne peut en rester là.

Certains nous parlent de moraliser le capitalisme  : autant vouloir apprivoiser un requin. D’autres le diabolisent mais sans répondre à la question  : que faire dès maintenant pour que ça change ?

Plutôt que la Bourse, il faut privilégier la vie. Le capitalisme n’est pas la solution, c’est le problème. Et si enfin on considérait l’augmentation des salaires, la protection sociale ou les services publics, non comme des problèmes mais comme des solutions ?

Et si plutôt que de faire confiance toujours aux mille même experts qui nous ont envoyé mille fois dans le mur, on demandait aux salariés, aux usagers, aux citoyens leur avis ?

C’est pour travailler en ce sens que les communistes tiennent leur Congrès. Ici, comme partout en France, ils ouvrent le débat et engagent l’action pour construire une véritable alternative politique.

BONNES FÊTES

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Déroulement

Jeudi 11 décembre

10h : Accueil des délégués
14h : Ouverture du Congrès - Election du bureau
14h15 : Rapport introductif
Débat général sur la base commune
18h30 : Fin des travaux

Vendredi 12 décembre 2008

9h - 12h : Débat en ruches (les congressistes travaillent par groupe de 10 sur le texte)
12h – 13h : Distribution de 80 000 tracts/faux billets de 500€ aux salariés sur le Parvis de La Défense
14h30 – 18h00 Suite débat général texte
18h00 – 18h30 Rapport sur les finances et Vote de ce rapport
18h30 Fin des travaux

Samedi 13 décembre 2008

9h – 12h00 : Examen des amendements au texte en séance plénière
12h00 : Repas
14h15 – 16h00 : Examen des amendements au texte en séance plénière et vote du texte
16h : Présentation de la démarche de front progressiste européen pour les prochaines élections européennes
16h30 Rapport de la commission des directions
17h30 Débat général sur les directions
18h30 Fin des travaux

Dimanche 14 décembre 2008

9h00 – 11h30 : suite du débat général sur les directions
11h30 – 12h30 : Vote sur les directions et annonce des résultats
12h30 : Discours de clôture
13h00 : Fin des travaux

Pour se rendre au Congrès du PCF
- Espace grande arche de La Défense

En transport : RER A / Grande Arche de La Défense.
En voiture : depuis les nationales et autoroutes, accédez au boulevard circulaire desservant tous les quartiers de la Défense.
Prendre la sortie « La Défense 6 », puis parking public visiteurs ou exposants CNIT.
Autres possibilités : sortie La Défense 4, parking public Centre ou sortie « La Défense 6 », Parking public Coupole.
Depuis ces parkings, prendre la sortie piéton pour rejoindre le parvis de La Défense et accéder à l’Espace Grande Arche.

Pendant 4 jours, mille délégués des 130 000 communistes venus de toute la France, se réunissent pour décider ensemble comment agir afin de permettre un vrai changement politique.

(Suivez l’intégralité du 34ème Congrès du PCF en cliquant ici (ou ici) ou la journée du dimanche en direct sur www.publicsenat.fr)

Ils tiennent à s’adresser à vous.

Cette période de Noël, c’est toujours un grand moment de générosité. Malgré les difficultés on s’efforce de penser aux autres, à nos enfants.

Posté par pcfvillemomble à 11:39 - CONGRES DEPARTEMENTAL - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Parti Unique de la Majorité

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Les clips de la campagne


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05 décembre 2008

Sarkozy à la relance, les salaires au point mort



arton3278_55060Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 4 décembre

Nicolas Sarkozy a présenté aujourd’hui un plan de relance de l’économie.

Pour lui, le manque d’investissements est une des causes principales de la difficulté à apporter des réponses à la crise. Quel aveu d’échec ! Le Président de la République reconnaît sa propre responsabilité et celle de sa majorité, avec la casse du tissu industriel dénoncée par le PCF depuis plus trente ans.

Mais, les mots seront-ils suivis des faits ? Rien n’est moins sûr. Les annonces en matière de logement contredisent dans les actes le projet de loi Boutin qui sera voté en décembre. Comment porter crédit à la promesse de construction de logement sociaux, quand la droite s’attaque avec acharnement à la loi SRU ?

Nicolas Sarkozy dit vouloir s’appuyer sur les entreprises publiques pour développer son plan de relance. Alors, pourquoi persiste-t-il à les affaiblir en les privatisant, à l’image des attaques contre La Poste ?

Une véritable politique de relance s’appuie sur l’augmentation des salaires. Or, les salariés se verront une fois de plus menacés de voir leur emploi se transformer, à court terme, en chômage partiel. Bref, quand Sarkozy relance, les salaires restent au point mort.

Parti communiste français

Paris, le 4 décembre 2008.

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4es ÉTATS GÉNÉRAUX du LOGEMENT & de la VILLE : Restitution des propositions des ateliers



arton3277_9e220Par : Commission révolution urbaine - logement
Mis en ligne : 4 décembre

Pour la création d’un service public de la ville et de l’habitat

Le 8 novembre 2008, Gennevilliers
Salle des fêtes
177 avenue Gabriel Péri - 92230 Gennevilliers

À télécharger

Atelier 1 : un pôle public financier, une nécessité

Le début de la discussion a permis de dresser un état des masses financières en jeu : 130 milliards d’euros d’encours pour le Livret A, 8 milliards d’euros pour le budget de l’Etat, 4 milliards pour le 1 % logement, 10 à 13 milliards d’euros pour les dépenses fiscales. Ces sommes sont à mettre en perspective avec le fait qu’on ne propose aujourd’hui aux 800 000 demandeurs de logement les plus défavorisés que 60 000 logements nouveaux par an.

Il y a donc nécessité d’un véritable contrôle public sur l’utilisation de ces sommes, contrôle passant par une réaffectation des moyens disponibles et leur accroissement en tant que de besoin.

La crise actuelle du logement est aussi liée au fait que la dépense publique pour le logement ne fait, en général, qu’accompagner la crise, notamment en termes de fixation des loyers.

Les propositions

Les participants se sont entendus sur la nécessité de dégager, pour le logement social, des ressources notamment lorsqu’elles se révèlent peu coûteuses pour les pouvoirs publics, comme un relèvement du plafond du livret A, ou encore une augmentation du taux du 1 % logement. Dans un autre ordre d’idées, les dépenses fiscales doivent être révisées, et le dispositif de Robien abrogé, puisqu’il ne permet pas de répondre aux besoins sociaux en logement.

De même, les participants se sont entendus sur l’utilisation, en faveur du logement social, du produit des droits de mutation perçus sur les opérations immobilières ou encore sur la mise à contribution des compagnies d’assurance qui perçoivent les cotisations obligatoires liées à l’assurance du logement ( prime incendie par exemple ).

L’action de l’Etat, pour l’ensemble des participants, doit viser à réduire le coût de réalisation des opérations, notamment au travers de l’allégement du prix du foncier, par la mise à disposition gratuite des terrains publics ou par la séparation du foncier et du bâti dans d’autres cas.

De même, un allongement de la durée d’amortissement des prêts locatifs et une bonification des taux d’intérêt servis (comme cela s’est fait dans le passé) sont pensés comme une source d’économies facilitant la réalisation des opérations de construction et/ou de réhabilitation du logement social.

Enfin, sur le contrôle de ces fonds alimentant un pôle public, se poserait la question d’un guichet unique, recyclant une partie des dépenses aujourd’hui éparpillées, adossé par exemple à la Caisse des Dépôts et placé sous le contrôle parlementaire.

Atelier 2 : le logement un droit pour tous et à tout moment

L’atelier a critiqué l’application de la loi Dalo : Les questions posées dans le dossier d’instruction sont indécentes ; Les dossiers sont, de plus, trop lourds, administratifs, difficiles à remplir …

Il a aussi examiné la question de l’hébergement pour lequel il affirme fortement : « les demandes de logement ne doivent pas se transformer en demande d’hébergement. Cela détourne l’hébergement de sa vocation initiale ». L’Etat finance des hôteliers qui proposent des conditions d’hébergement de plus en plus mauvaises et font des profits honteux sur la misère. Il faut traiter aussi l’hébergement ou du logement des femmes battues.

Critiques toujours sur :
- L’habitat indigne : « On règle la question pour les habitants (quand on la règle) mais sans éradiquer l’habitat indigne qui retrouve de nouveaux occupants pour qui le problème se pose à nouveau ».
- L’accès au logement des jeunes qui subissent par ailleurs tous les effets de la précarité.
- La priorité accordée, dans la politique gouvernementale, à l’accession à la propriété. Le problème principal reste la construction de logements locatifs sociaux accessibles au plus grand nombre.

Les propositions

Des participants indiquent l’initiative du bus Dalo et proposent de solliciter les travailleurs sociaux à l’occasion de son passage dans les villes pour susciter le dépôt de dossiers en préfecture ?

Des participants dénoncent l’opacité dans les commissions d’attribution et en appelle à une réforme de leur fonctionnement ainsi que des critères.

Tous s’entendent pour vouloir :
- Amplifier la bataille pour le respect des contraintes posées par la loi SRU sur les communes et ainsi impulser la construction de logements sociaux. Il s’agit de ne pas le concentrer dans les zones prioritaires mais d’en proposer partout et de veiller à la programmation d’un nombre suffisant de PLAI.
- Insister sur la responsabilité nationale en matière de politique du logement.
- Inclure les charges dans les modalités de calcul et de revalorisation des aides à la personne.
- Appliquer la loi de réquisition de 1945 pour répondre à l’urgence.
- Informer les citoyens des situations de mal logement et sortir du non-dit. Pourquoi pas mettre en place un équivalent de l’ANPE pour le logement, qui recueillerait les demandes et répertorierait les offres.
- Lutter contre les expulsions locatives incompatibles avec le droit au logement d’autant plus que les frais d’huissiers et d’avocats ne font qu’enfoncer plus encore les familles.

Il est proposé d’agir pour inclure les problèmes de logement et leurs conséquences pour les enfants dans les contenus de la journée internationale de l’enfance le 20 novembre.

Atelier 3 : un logement économiquement accessible

La question des charges a été abordée notamment dans des situations de réhabilitations qui doivent servir à faire des économies sur la dépense énergétique. Mais elles ne doivent pas être à la charge des locataires. Se pose donc la question d’une nouvelle Palulos pour y répondre.

La question des ascenseurs s’est aussi posée. Leur renouvellement (estimée à 8 milliards d’euros) pour mise aux normes doit être à la charge de l’Etat et non des locataires. La même exigence est faite sur leur maintenance avec en plus, la mise en place d’une structure publique pour garantir la meilleure qualité.

Le débat a beaucoup porté sur le poids du foncier sur le coût du logement et l’apport qu’aurait une agence foncière, plutôt de dimension nationale mais en capacité de répondre aux spécificités locales. Pour autant cette agence aurait une action insuffisante. Il faut aller, par la loi, à la déconnection du foncier et du bâti dans le montage des opérations. Il faudrait aller à la rédaction et au dépôt d’une proposition de loi en ce sens.

Face à la tendance à une augmentation des loyers dans les opérations Anru, il est nécessaire de reconstruire avant de démolir avec un quota de 2 constructions pour une démolition et, bien sûr sans augmenter les loyers ni baisser les surfaces.

Les propositions

Des participants réaffirment la nécessite de revenir à un seul produit de financement du logement social avec un logement « HLM » égal pour tous et sans conditions de ressources et avec un prix unique le plus bas possible.

Face à la situation spécifique de l’Ile-de-France, il est envisagé la création d’un syndicat pour la région sur le modèle du STIF qui agit lui sur les transports.

Parmi les affirmations notons celle souhaitant que le logement suive les évolutions des besoins (surfaces, dispositions, adaptation à des publics spécifiques …) ou celle jugeant encore trop important pour les plus pauvres le taux d’effort de 20 % proposé comme plafond. Il faudrait aussi moduler ce taux jusqu’à la gratuité.

Il faut :
- éviter que l’accession à la propriété ne participe à la spéculation. Pour cela, il est proposé d’étudier les moyens de développer des structures coopératives de logement ainsi qu’une forme de conventionnement pour un contrôle public.
- Bloquer le crédit aux spéculateurs et, à l’inverse, le bonifier pour la production de HLM.
- Déconnecter le taux du Livret A aux épargnants et celui des crédits aux organismes HLM.

Les participants souhaitent la construction d’une action concertée avec les bailleurs et les habitants contre le surloyer et la loi Boutin.

Atelier 4 : le logement social, rôle et identité

Le projet de loi Boutin est accusé pour la déviance qu’il fait subir au logement social réduit à celui des plus démunis (durcissement des surloyers dont l’existence même est négative) et rendu insécure par la suppression de la garantie de maintien dans les lieux, dans un premier temps pour raisons de dépassement important des plafonds de ressources ou de sous occupation de l’appartement. Les organismes HLM sont, eux, poussés vers une gestion marchande de leur patrimoine (vente de 1 % par an des meilleurs logements, modulation des loyers en fonction de la valeur de l’habitat dans le cadre de conventions globales, généralisation d’acquisitions par ventes en état futur d’achèvement qui dépossède les organismes de leur métier de constructeur …).

A l’opposé, le logement social doit être le principal vecteur du droit au logement pour tous, partout et à tout moment de sa vie. Il est constitutif du service public que nous voulons construire et moteur de qualité urbaine, de progrès social et de réponse aux exigences émergentes tels celle de développement durable.

Les propositions :

Une proposition a été faite pour une action large de boycotte de l’enquête sociale servant au calcul du surloyer. Des responsables d’organismes HLM présents à cet atelier ont alerté sur les conséquences lourdes et immédiates pour la gestion des HLM avec des effets négatifs eux aussi importants directement pour les locataires. Ainsi, sur Malakoff, l’amende avoisinerait les 160 000 euros ! L’atelier ne retient pas cette forme d’action.

Par contre, dans la bataille contre la loi Boutin, il est proposé d’intervenir auprès des conseils municipaux et auprès des conseils d’administration des bailleurs sociaux pour que des vœux soient pris et envoyés au ministère marquant une opposition ferme aux différents dispositifs du projet de loi.

Des propositions sont lancées pour :
- Imposer dans les plans locaux d’urbanisme (PLU) une disposition obligeant à inclure 40 % de logements sociaux dans tout programme de plus de 12 logements.
- Fixer un prix au mètre carré unique sur l’ensemble du territoire pour l’ensemble des logements HLM afin d’assurer une égalité de traitement pour tous les usagers constitutive de tout service public. La question des plafonds de ressources qui écornent l’égalité d’accès est, elle aussi, posée.
- Mettre en place une sécurité sociale du logement qui doit assurer que le coût du logement dans le budget des familles ne puisse pas dépasser 20 %.

Revenir à un statut unique et public des personnels des organismes bailleurs HLM. Il ne saurait y avoir de service public du logement et de l’habitat sans personnels avec pour statut celui d’une fonction publique territoriale à réformer pour répondre à l’ensemble des besoins et de leurs évolutions.

Atelier 5 : une ville partagée, un droit à gagner

Il est nécessaire d’élaborer une politique de développement global du territoire dépassant le cadre de la politique du logement à laquelle le droit à la ville ne doit être réduit.

Des politiques de travail, emploi, éducation, santé, transport, culture, sport sont indispensables pour construire des quartiers équilibrés qui ne sont pas uniquement résidentiels mais comportent des équipements (autant publics que privés comme les commerces) de qualité, structurant pour la vie quotidienne. Les politiques de droit commun doivent être priorisées par rapport aux politiques ciblées (zonage, traitement de publics ciblés …). Cela doit permettre de garantir la mixité sociale et lutter contre la ghettoïsation. Tout cela doit être en lien avec une conception de la ville dense, ouverte, humaine, écologique (respectueuse de l’environnement et comportant des lieux de respiration) ; une ville favorisant la cohésion entre les habitants. C’est un enjeu idéologique important face à la politique d’étalement urbain intenable de la « France des propriétaires » de Sarkozy.

Bien sûr, en plus de cette nécessaire expertise globale, il y a besoin d’une vrai politique du logement : Les impasses de la loi Dalo témoignent de la nécessité de construire plus de logements sociaux, objectif pour lequel est réaffirmé la responsabilité première de l’Etat. Une critique globale des opérations de démolition-reconstruction s’exprime et est plutôt partagée. Mais lorsqu’elle s’appuie sur des exemples locaux, il faut différencier les lieux où elles servent une ségrégation spatiale de ceux où des villes progressistes ont, malgré des moyens limités, su tirer parti des lois existantes pour construire des projets et assurer réellement, par exemple, le principe du un pour un ou le respect de l’exigence, inhérente de la constitution même de l’Anru, d’accompagnement des projets par les habitants (pour le moins de leur information‑consultation).

Il est nécessaire de travailler avec les habitants en toute circonstance pour ne pas laisser la question du logement aux mains des experts. Il faudrait créer un cadre réglementaire pour garantir cette participation indispensable pour un diagnostic partagé de territoire. Reste en suspens la question du périmètre de négociation choisie : les habitants de l’immeuble, du quartier, de la ville … cette participation est indispensable à tous les échelons de négociation pour être utile et singulièrement pour l’Anru.

Pour cela, il faut que les habitants s’organisent afin d’être plus fort dans la négociation face aux acteurs institutionnels, améliorent leur formation … bref que se construisent les contenus d’un statut de l’élu associatif.

Posté par pcfvillemomble à 10:12 - NATIONALE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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