28 novembre 2008
SDF : les promesses non tenues du Président Sarkozy
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 27 novembre
Chaque jour qui passe voit l’horreur franchit un nouvelle étape. Avec la nouvelle découverte d’un corps sans vie à Gennevilliers, c’est la cinquième personne sans domicile fixe qui est retrouvé mort en ce début d’hiver.
Face à ce drame, que fait le gouvernement ? Rien. Si ce n’est d’alimenter l’opinion publique en polémique stérile sur l’enfermement par grand froid, par la voix de Christine Boutin ; proposition déjà démentie par le Premier ministre, François Fillon, qui ajoute cyniquement que la « non assistance à personne en danger » serait « une faute ».
Quel scandale que cette opération de détournement de l’opinion publique sur le dos de pauvres victimes laissées à l’abandon par les pouvoirs publics ? Le gouvernement cherche à fuir ses responsabilité.
N’était-ce pas Nicolas Sarkozy qui, il y a tout juste deux ans, promettait pour 2008 que « plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid » ?
Le bilan gouvernemental est accablant. L’heure des comptes a sonné. Le Parti communiste français demande la création d’une mission parlementaire. Au delà des mesures d’urgence, un plan ambitieux de construction de centre de stabilisation d’urgence à dimension humaine et de maisons relais doit être lancé au plus vite. La vie de centaines de personnes est en jeu.
Parti communiste français
Paris, le jeudi 27 novembre 2008
27 novembre 2008
Francis WURTZ : à propos du « Plan de relance » de la Commission européenne
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 26 novembre
« Nous avons exclu tout plan de relance européen » : ainsi parlait Monsieur Jean-Claude Junker, Président de l’Eurogroupe, le 14 septembre dernier - ajoutant même avec une singulière désinvolture qu’après la mobilisation de 2000 milliards d’euros pour soutenir les banques, il n’y avait plus d’argent ! Cette position intenable vient de craquer, avec l’annonce, par la Commission européenne, d’un plan de relance de 200 milliards d’euros. A la même époque, le ton était tout aussi comminatoire au sujet du Pacte de stabilité : tout le pacte, rien que le pacte ! Ce tabou-là vient également de sauter. Le principe de réalité s’est imposé aux gardiens des dogmes. Pendant deux ans, la règle abstraite des 3% sera, de fait, suspendue, même si les intégristes de l’exécutif communautaire s’en défendent et continuent d’exiger que, parallèlement au plan de relance, les « réformes » visant à « assainir » les finances publiques, se poursuivent. Quant au sacro-saint régime des « aides d’Etat » - pilier de la politique de concurrence de la Commission - il vient, lui aussi, d’être assoupli. C’est là que réside la nouveauté du « Plan » de Bruxelles. Car, concernant le choix des mesures et leur mode de financement, la Commission européenne se contente, pour l’essentiel, de s’en remettre aux Etats-membres - qui, la plupart du temps, ne l’ont d’ailleurs pas attendu pour agir. Aucune directive n’est donnée, ni même aucune recommandation n’est faite aux Etats de veiller à ce que l’argent mobilisé serve bien l’emploi et le pouvoir d’achat des Européens - ce qui supposerait l’institution d’un droit d’intervention des salariés dans le suivi concret de la mise en œuvre de ce plan. Le seul instrument européen sollicité - en dehors de l’utilisation d’un reliquat budgétaire représentant nettement moins de 10% de l’enveloppe globale - est la Banque européenne d’investissements (BEI) qui devra mettre un peu plus tôt que prévu 15 milliards d’euros de crédits à la disposition des PME, sur deux années. Cet aspect du plan méritera une attention particulière. Il existe, en effet, un précédent intéressant qui mériterait d’être renouvelé. En 1992-93, la BEI fut exceptionnellement autorisée à financer des baisses de taux d’intérêt permettant de soulager les PME du poids insupportable des charges financières liées au crédit - et ce en fonction du nombre d’emplois créés. Un contrôle accompagnait ce dispositif financier afin de s’assurer de la création effective de ces emplois. Le résultat fut concluant. Tout plaide donc pour le renouvellement d’une telle démarche. Aucun effort ne doit être épargné face aux très graves dangers que la récession fait planer sur l’emploi. A commencer par les secteurs les plus touchés, comme l’automobile ou le bâtiment. Le dernier mot reviendra au Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement qui clôturera la présidence française de l’Union européenne, à la mi-décembre. D’ici-là, le débat peut donc s’engager. Francis WURTZ Bureau de presse du PCF Mercredi 26 novembre
Président du groupe GUE-NGL au Parlement européen
Non au chômage technique boursier pour sauver les marchés financiers
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 26 novembre
Le chômage s’envole. L’économie mondiale s’enfonce dans une crise profonde. Avec elle, son cortège de misère, de déclassement social, d’inquiétude dans l’avenir pour soi comme pour les générations à venir. Nicolas Sarkozy a annoncé hier qu’il préférait le chômage technique au licenciement économique. Cette disposition qu’il est plus juste de nommer « chômage technique boursier » vise seulement à soutenir les marchés financiers. Une fois de plus la variable d’ajustement des choix capitalistes, c’est l’humain, l’emploi et les salaires. A l’opposé de cette logique désastreuse, une toute autre politique est nécessaire. Une relance fondée sur l’emploi et les salaires, le développement des services publics et le développement durable, contre les logiques boursières mortifères. Pour cela le gouvernement dispose de deux leviers, l’emploi public et la constitution d’un pôle public financier capable de réorienter l’économie française pour une croissance soutenable dont les principaux critères seraient les salaires et l’emploi. Parti communiste français Le 26 novembre 2008
20 novembre 2008
Manifestation - Tract / Autocollants : Privatiser la poste ? Faut vraiment être timbré !
Par : Communication
Pour l’Ile de France, la manifestation pour La Poste partira samedi 22 novembre à 14h de la place de la Nation pour se rendre à Bercy. Le cortège commencera par les syndicats puis les comités locaux et les partis politiques (PCF, PS, Verts, NPA, LO...). *Avant de rentrer dans le cortège pour défiler derrière notre banderole, nous aurons un point de rencontre de la manifestation place Courteline (m° Picpus) Alors qu’aux Etats-Unis, Bush est contraint de nationaliser in extremis des établissements financiers en faillite, Sarkozy veut faire cadeau aux actionnaires d’une entreprise publique utile qui marche, La Poste. Nationaliser les pertes, privatiser les bénéfices. On croit rêver ! La riposte s’organise, le PCF en est !
- Tract : Privatiser la poste ? Faut vraiment être timbré !
PDF - 130.1 ko - Tract : Privatiser la poste ? Faut vraiment être timbré !
opendocument text - 153.4 ko - Autocollants : Privatiser la poste ? Faut vraiment être timbré !
PDF - 572.5 ko - Autocollants : Privatiser la poste ? Faut vraiment être timbré ! (web)
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La Privatisation de la Poste : c’est NON ! A l’horizon 2010, Nicolas Sarkozy envisage de transformer La Poste en société anonyme, de l’introduire en Bourse, de la vendre aux capitaux privés. Pour le gouvernement, cette privatisation est un prélude à l’ouverture du marché du courrier en 2011, recommandée par les directives européennes. Derrière les mots, le projet est connu : réduction du nombre de bureaux et des horaires d’ouverture, mise en cause de la péréquation et de l’égalité tarifaire, des personnels et de leur statut, augmentation du prix du timbre, abandon des missions de service public de La Banque Postale, pour drainer l’épargne populaire vers la spéculation et livrer le service public de la communication au marché et à la spéculation. Cette politique est la même qui a amené notre planète au bord du gouffre avec la crise financière que nous connaissons. Cela suffit. Nous ne pouvons continuer comme cela. Les moyens existent dans notre pays et en Europe pour garantir à chacune et chacun le droit d’égal accès aux secteurs permettant une vie digne. La communication en fait partie. La Poste, les communications : un bien commun La communication, l’échange postal entre personnes ne sont pas des marchandises mais un droit inaliénable pour chaque personne et pour l’intérêt général. Dans les quartiers populaires, les zones rurales, partout, La Poste est un lien. Elle est utile au développement économique, notamment pour les petites entreprises les commerçants et les artisans. Les Françaises et les Français y sont attachés. Au lieu de discréditer La Poste depuis des années et de la priver des moyens d’assurer ses missions, on devrait s’attacher à répondre aux attentes des usagers. Les communistes portent des propositions pour qu’elle s’améliore et devienne un modèle de gestion moderne pour l’efficacité sociale, la coopération, la démocratie, le financement de l’économie et pour l’Europe postale. Mais pour moderniser, il faut avoir encore une Poste. Non seulement, donc, nous disons NON à la privatisation de la Poste mais nous exigeons l’ouverture d’un débat pour redéfinir un grand service public de la communication, intégrant les nouvelles technologies, Ce débat doit définir la réponse moderne aux besoins de la population et les moyens financiers à mettre en oeuvre pour le réaliser. Ce nouveau service public doit être démocratisé en donnant des droits aux représentants des usagers, des élus et des salariés sur les choix de La Poste. Ensemble, rassemblés, pour faire reculer le gouvernement De nombreuses organisations comprenant ses syndicats, les partis de gauche, le Collectif de défense des Services publics, des élus, de nombreuses associations regroupant des usagers lancent un appel pour un référendum permettant d’empêcher cette privatisation. Ensemble, dans nos villes, nos quartiers, nos villages nos entreprises menons un grand débat national pour faire reculer le gouvernement sur la privatisation, pour élaborer un service public de la communication.
Manifestation - Tract : Défendre l’école publique
Par : Communication
Mis en ligne : 20 novembre
Pour l’Ile de France, la manifestation part jeudi 20 novembre à 14h30 de Luxembourg. Le rendez-vous des communistes pour distribuer tracts et badges le long du cortège est fixé à 14h à Port Royal. La très grave crise que nous traversons suscite partout des inquiétudes tant il est vrai qu’elle révèle la faillite de tout un système, celui de la quête sans fin de profits en dehors de toute rationalité économique et sociale.
- Manifestation - Tract : Défendre l’école publique
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opendocument text - 146.6 ko - Manifestation - Tract : Défendre l’école publique
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Loin de s’interroger, de remettre en cause les dogmes libéraux qui nous conduisent à l’abîme, le gouvernement enfonce le clou. D’abord en volant au secours des banques à concurrence de 360 milliards d’€ (le budget de l’éducation nationale est de 63 M€ toutes dépenses confondues), sans maîtrise publique sur l’utilisation de ces fonds qui vont alimenter l’incendie financier. Ensuite en profitant de « l’aubaine » de cette crise pour justifier l’austérité budgétaire, notamment pour notre système éducatif, et tenter d’imposer de force en France comme partout ailleurs, le même modèle, forcément libéral.
19 novembre 2008
Compte rendu des rencontres internationales des 15 et 16 novembre 2008 - Crise mondiale et nouvel internationalisme (vidéos)
Par : Relations internationales
Mis en ligne : 18 novembre
Ce week-end, le Parti communiste a tenu une initiative internationale importante. Jacques Fath, responsable de ce secteur pour le PCF, en tire de premiers enseignements.
Patrice Falguier : Conformément à la décision de l’assemblée de décembre 2007, le PCF tenait ce week-end une initiative internationale importante. Avec qui ? Et pour quoi faire ?
Jacques Fath : Ce fut une grande initiative, marquante. Un événement dans les relations entre les forces progressistes du monde, et souligné comme tel par l’ensemble des participants. Ces forces se rencontrent souvent, à l’occasion de congrès, d’initiatives diverses, mais cette initiative du PCF d’organiser une rencontre sur l’internationalisme afin de répondre à la question « qu’est-ce qu’on fait ensemble ? » constitue quelque chose d’inédit. Lors de cette initiative, nous avons accueilli 45 délégations et personnalités venues de tous les continents. Tous et toutes ont pu prendre la parole. Trois grandes questions ont été débattues. En premier lieu l’état du monde et la crise. On a pu constater une sorte de consensus sur la crise qui, de l’avis de tous, est bien celle du système capitaliste et du mode de gestion néolibérale. Consensus aussi sur le fait que le capitalisme atteint des limites aujourd’hui dans ses modes d’exploitation et les politiques de puissances qui vont avec. Il a été souligné combien cette crise va avoir des conséquences dramatiques pour les peuples du Sud et particulièrement l’Afrique. Il y a eu aussi un échange intéressant sur l’incapacité du capitalisme à affronter les problèmes planétaires et les enjeux de civilisation. Deuxième question : l’alternative. Il a été souligné que nous ne vivons pas la fin de l’histoire mais une époque nouvelle de l’histoire avec un rapport des forces qui bougent, avec des résistances, des luttes qui montent et qu’il est temps de reconstruire une perspective de changement en s’appuyant sur l’opportunité de la période nouvelle. Enfin, troisièmement, la question qui était initialement au coeur de la rencontre : l’internationalisme.
PF : Alors, « construire un nouvel internationalisme » ça veut dire quoi aujourd’hui ?
JF : Nous avons abordé la question de plusieurs façons. Certains ont souligné la nécessité de construire un programme complet sur de grandes options politiques et sociales. D’autres ont souligné que l’internationalisme doit se nourrir de questions spécifiques : liberté et démocratie, paix et résistances anti-impérialistes ; les migrations, l’écologie… En fait, nous avons constaté ensemble que c’est bien une globalité de questions qui sont posées. On a aussi discuté de la terminologie et des concepts car l’internationalisme et la solidarité ne peuvent plus être pensés comme durant la deuxième moitié du XXe siècle. Enfin, on a réfléchi aux formes et à la concrétisation de ce nouvel internationalisme. Une question qui n’est pas simple car nous ne voulons pas de structures mais des politiques et des pratiques nouvelles. L’esprit général a été celui de l’ambition d’une construction collective et la question de « comment continuer ? » a été fortement posée.
PF :Quelles suites comptez-vous donner à cette rencontre ?
JF : Je crois qu’un élan est donné. Une nouvelle rencontre est prévue à Belém à l’occasion du Forum social mondial pour les forces qui y seront présentes. L’idée d’un site Internet commun - ou d’un lien sur le site du PCF - a été avancée. Naturellement il a été noté que les élections européennes de 2009 constitueront un moment fort dans la construction d’un front européen progressiste. Il est clair que la crise - nous étions réunis au moment du G20 - conduit l’ensemble des progressistes, des communistes, des forces sociales et politiques de gauche qui veulent réellement changer les choses, au besoin de réflexions et de solutions communes. Il y aura donc d’autres lieux et d’autres moments de rencontres de ce type. Nous avons réussi un premier pas.
Entretien réalisé par Patrice Falguier
Quelques vidéos de la rencontre :
08 novembre 2008
8 novembre 2008 - Quel nouveau mode de développement durable, soutenable et solidaire ?
Par : Commission territoires - écologie - décentralisation
Mis en ligne : 8 novembre
La crise financière d’une part, la base commune proposée par le Conseil national d’autre part, mettent au cœur de l’actualité et de nos débats, cette question comme un enjeu central des luttes et de l’activité communiste pour la transformation de la société.
Cette rencontre nationale se déroulera sur la base de deux introductions présentées respectivement par Alain Hayot et Alain Obadia.
Afin de nous aider de vous accueillir dans de très bonnes conditions, nous souhaitons avoir la confirmation du nombre des camarades qui seront présents. Vous pouvez le faire en remplissant le formulaire suivant.
Jean Paul SALON
Membre du Collège exécutif
Cécile Jacquet : Développement durable, soutenable et solidaire : de quoi parle-ton ?
Jean Paul SALON : Ces dernières années les communistes se sont beaucoup impliquer dans cette réflexion. Ce débat occupe une place importante dans la préparation de leur congrès. Et cela d’autant plus que la crise du capitalisme impose d’aiguiser la confrontation d’idées et de la portée à un haut niveau. Cela commence par une clarification du diagnostic de la situation. C’est ce que nous souhaitons faire, Alors que dans tous les modes de production antérieurs le travail avait pour finalité la satisfaction des besoins sociaux, avec le capitalisme financier et mondialisé la production n’a d’autre but que de servir de pompe à profit et le profit à faire du profit financier. Ce sont ces logiques qui ont conduit à la crise. D’où la nécessité de rompre avec leur domination sur les conditions sociales et écologiques d’existence. Cela suppose à la fois l’appropriation sociale des circuits financiers et de l’utilisation du crédit avec la création d’un pôle financier public, mais aussi de porter la lutte sur l’orientation de l’argent et du crédit vers des investissements, des productions et des services utiles pour la société, fondés sur de nouveaux critères d’efficacité sociale et environnementale.
CJ : Est-ce compatible avec le développement industriel ?
JPS : Le productivisme capitaliste détruit les deux sources de la richesse sociale : le travail par l’exploitation effrénée ; la nature, les ressources naturelles sous l’effet de leur pillage et de leur gaspillage. D’où l’incapacité de ce système à résoudre les défis environnementaux et à répondre aux besoins sociaux En témoignent, l’aggravation des inégalités entre les pays et dans chaque pays, le renforcement de l’exploitation, les licenciements massifs et les délocalisations ou encore la marchandisation des droits à polluer à l’issue de la conférence de Kyoto et plus récemment les limites du Grenelle de l’environnement. Nous disons ni productivisme, ni décroissance, mais un nouveau type de développement pour une nouvelle croissance. Et nous voulons commencer à en approfondir les contours. Pour proposer une issue crédible à la crise, les propositions trop générales ne suffisent pas et une implication citoyenne offensive nécessite la proximité et des objectifs concrets.
CJ : Comment va s’organiser la journée et avec qui ?
JPS : En deux temps, autour de deux introductions. Avec Alain Hayot, le matin nous réfléchirons sur la nécessité et les possibilités d’un nouveau type de développement pour sortir de la crise, avec Alain Obadia l’après midi nous, nous approfondirons les liens entre la crise systémique et la crise industrielle, les relations développement durable et industrie, nos axes de batailles sur l’industrie, la recherche et les services, en les articulant aux dimensions locales, européennes et mondiales. Notre ambition est de mettre en relation cette réflexion et le développement du mouvement social pour que chaque lutte porte l’exigence transformatrice de ce nouveau mode de développement.
Propos recueillis par Cécile Jacquet
PROGRAMME :
Matinée
08 h 45 à 9 30 : Accueil des participant -e-s :
09 h 30 à 10 h : Exposé de Alain Hayot
10 h à 12 h : Débat
Pause Déjeuner ( Restauration )
12 h à 14 h 00 :
Après-midi
14 h à 14 h 30 : exposé de Alain Obadia
14 h 30 à 16 h 30 : débat
16 h 30 à 17 heures : Conclusion
Rencontre nationale du 8 novembre : Quel nouveau mode de développement durable, soutenable et solidaire ?
le samedi 8 nov. 2008,
de 9 heures 30 à 17 heures
au siège national du Parti communiste français
07 novembre 2008
Tract - RETRAITE À 70 ANS : Une provocation de l’UMP
Par : Communication
Mis en ligne : 7 novembre
Les futurs retraités sont victimes de maltraitance budgétaire. Le projet de budget 2009 leur promet l’allongement à 41 ans de la durée de cotisation, le refus d’augmenter de 25% le minimum vieillesse aux personnes âgées vivant en couple et la perspective d’une retraite à 70 ans. Belle société celle où l’on aurait le choix entre les difficultés de fin de mois ou travailler jusqu’à 70 ans !
- Tract - RETRAITE À 70 ANS : Une provocation de l’UMP
PDF - 153.5 ko - Tract - RETRAITE À 70 ANS : Une provocation de l’UMP
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Malgré la tourmente mondiale qui relègue les dogmes libéraux aux poubelles de l’histoire, l’UMP continue son travail de destruction de notre système de solidarités nationales. Mauvais coup en douce Dans l’exercice consistant à monter de mauvais coups en douce, loin des projecteurs, l’UMP s’est surpassée lors de l’adoption du budget 2009 de la Sécurité sociale. L’amendement repoussant l’âge limite de départ à la retraite à 70 ans, voté la nuit, dans un hémicycle déserté, est vécu comme une provocation. Pour le porte-parole du parti sarkozyste, il s’agit « tout simplement » de donner « plus de liberté aux Français qui veulent travailler plus ». A l’heure actuelle, les employeurs peuvent mettre leurs salariés à la retraite d’office à partir de 65 ans. L’amendement dit que les travailleurs « qui le souhaitent » pourront prolonger leur activité au delà de 65 ans « sous réserve d’en avoir préalablement manifesté l’intention » auprès du patron. « Nous voulons inciter les Français à prolonger leur activité, leur donner envie de le faire... Il y avait un côté absurde de forcer quelqu’un à partir alors qu’il voulait travailler » justifie de son côté le ministre du travail. Cumuler retraite et emploi L’argument de la liberté de choix n’est contesté par personne ; encore faut-il que les conditions très concrètes en soient créées. La plus évidente touche à l’emploi. Aujourd’hui deux salariés sur trois sont à 57 ans évincés des effectifs des entreprises. Le patronat continue d’user massivement de l’emploi comme première variable d’ajustement au maintien du taux de rentabilité recherché. L’autre condition fondamentale concerne le niveau de revenu. Rançon des précédentes « réformes » de la Retraite, le niveau des pensions baisse et à défaut d’une autre réforme mobilisant de nouveaux financements, la tendance va s’accentuer dans les prochaines années. Dans ces conditions, pour s’assurer un revenu suffisant, de plus en plus de salariés vont se trouver contraints de chercher à prolonger leur activité professionnelle, voire à cumuler retraite et emploi. Dégradation des pensions La vérité est donc qu’en « permettant » de travailler jusqu’à 70 ans, l’UMP anticipe les conséquences de la dégradation des pensions. « Au lieu d’allonger indéfiniment la période d’activité, la priorité, selon la CGT, est d’assurer aux salariés des carrières complètes et d’intégrer périodes d’apprentissage, de recherche d’un premier emploi et d’études dans la durée de cotisation exigée. » Ce qui permettrait de rendre effectif le droit au départ à 60 ans avec une pension à taux plein. Priorité devrait aussi aller, pour les syndicats, à la reconnaissance du droit au départ anticipé pour travaux pénibles – un dossier bloqué par le MEDEF et que le gouvernement ne manifeste aucune volonté faire aboutir. Encore faudrait-il pour cela s’attaquer à une réforme du financement de la retraite permettant d’améliorer les droits des assurés. L’UMP préfère faire des économies en réduisant ces droits. Examiner toutes les alternatives Que penser d’un gouvernement qui en 24 heures est capable de trouver plus de 300 milliards d’euros pour sauver les marchés financiers et bancaires et n’est pas capable de sauver notre système de retraite ? Et puis de quelle liberté parle-t-on ? Celle de choisir entre partir avec une retraite de misère ou s’épuiser à la tâche après 60 ans ? On ne peut oublier la situation de millions de salariés astreints à des travaux pénibles qui aspirent, eux, non à retarder leur départ mais à prendre une retraite anticipée. S’il est vrai que l’on vit plus longtemps en bonne santé, l’espérance de vie des ouvriers reste inférieure de sept ans à celle des cadres. Le gouvernement s’est avéré jusqu’alors incapable d’ouvrir la perspective d’un nouveau droit au départ anticipé pour travaux pénibles pourtant prévue par la réforme Fillon de ...2003. Les élus communistes, qui se sont opposés à ce mauvais coup, ont réclamé l’ouverture d’un débat pour examiner « toutes les propositions alternatives » permettant de financer la retraite sans porter atteinte aux droits des assurés mais au contraire en les améliorant.
Remise à plat du système financier : s’affranchir du dollar
Dans le projet affiché par les gouvernements français successifs, de droite et de gauche, d’agir pour « un nouveau Bretton Woods », l’intention de changer le FMI est affirmée. Le Fonds monétaire international créé dans la foulée de la conférence de Bretton Woods en 1944 avait à l’origine pour fonction de stabiliser les relations monétaires internationales. En fait il a surtout aidé à asseoir la suprématie du dollar.
Après le décrochement du billet vert par rapport à l’or en 1971, son rôle a changé, il est moins intervenu dans les grands pays capitalistes, il a plutôt été orienté vers les pas en développement.
Dans ce domaine, il n’a pas plus réussi. Les fameux plans d’ajustement structurel qui ont accompagné toutes ses interventions n’ont pas empêché les crises financières. Elles les ont plutôt accélérées. C’est ainsi que la plupart des « bons élèves » du Fonds ont été touchés par des crises dramatiques.
Nos dirigeants sont-ils en capacité de tirer les leçons de ces échecs ? On peut en douter. Dans son discours de Toulon, Sarkozy appelle à une remise à plat du système financier et monétaire international afin de « créer les outils d’une révision mondiale que la globalisation et la mondialisation des échanges rendent indispensables ». Mais ses propositions ne font que reprendre le prêchi-prêcha des différents G7 incitant à la transparence, au contrôle des marchés offshore et autres paradis fiscaux ou au renforcement des règles prudentielles. Il est probable que de nouvelles règles soient adoptées mais elles ne viseront au mieux qu’à tenter de réguler les marchés financiers et non à les dégonfler.
Cette recherche d’alternatives pour surmonter la crise du capitalisme nous impose à contrario de lâcher les brides à une créativité de progrès pour commencer à la dépasser. Le défi est considérable : la transformation des réseaux de l’argent dans le monde est une condition pour que se développe sur la planète une croissance forte, partagée, soucieuse du développement humain et des équilibres écologiques. Dans ce cadre, un nouveau FMI démocratisé aurait un rôle important à jouer. Pour parvenir à changer l’institution, il faut cependant se donner au moins 3 objectifs.
En premier lieu, il faut affranchir le FMI et le système monétaire de la domination américaine. Cela passe d’abord par une remise en cause du droit de veto des USA. On ne peut cependant s’en tenir là. Ce privilège s’appuie évidemment sur le rôle du dollar dans les transactions. Justement on aurait enfin la possibilité de réduire progressivement cette emprise en développant une autre monnaie commune internationale, non hégémonique.
En second lieu, avec le concours de cette nouvelle monnaie commune mondiale et en collaboration avec l’ensemble des banques centrales nationales et régionales comme la BCE en Europe ou de la Banque du Sud que des pays d’Amérique du sud ont mise sur pied, il s’agirait de développer une création monétaire et un nouveau crédit, sélectif, favorisant les investissements créateurs d’emplois, de formation, de développement.
En troisième lieu, le projet consisterait à favoriser la coopération pour le développement partagé entre pays, entre banques centrales. On ne pourra pas y parvenir évidemment sans remettre à sa place les prétentions de la puissance américaine. Des ententes à cette fin pourraient être d’ores et déjà nouées entre l’Europe et la Chine, l’Europe et le Brésil...
L’Europe peut effectivement jouer un rôle majeur en ce domaine mais pour cela elle doit cesser de se soumettre au roi dollar et renoncer elle-même à jouer le rôle d’une superpuissance animée par la volonté de devenir calife à la place du calife.
02 novembre 2008
APPEL NATIONAL : Décider d’urgence des mesures efficaces contre la crise
Par : Communication
Mis en ligne : 31 octobre
L’insatiable appétit de profits des groupes financiers, des fonds spéculatifs et des banques a provoqué en quelques mois la crise la plus grave que le monde ait connu depuis 1929. Qui va payer ? En France, Sarkozy et sa majorité qui hier encore déclaraient que les caisses étaient vides ont trouvé des centaines de milliards pour voler au secours de la finance. Mais, avec les gouvernements qui les soutiennent, ils veulent en solder les comptes sur le dos des salariés et des peuples.
- APPEL NATIONAL : Décider d’urgence des mesures efficaces contre la crise
PDF - 126.5 ko - APPEL NATIONAL : Décider d’urgence des mesures efficaces contre la crise
opendocument text - 110.6 ko - APPEL NATIONAL : Décider d’urgence des mesures efficaces contre la crise
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Mais ils vont présenter la note aux contribuables. En revanche, lorsqu’il s’agit de prendre des mesures visant à sauvegarder l’emploi, les vieilles recettes du capitalisme libéral, qui sont en fait au coeur de la crise, reviennent au galop : bas salaires, exonération fiscales pour les patrons, aggravation de la précarité pour les salariés, pressions accrues sur les chômeurs, travail du dimanche… Et pour le reste des grands discours sur la sécurisation des « transitions professionnelles » et des décisions sans communes mesures avec la gravité de la situation tel le recours aux emplois aidés le plus souvent précaires. C’est d’autant plus inacceptable que les conséquences de la crise et de la récession frappent avec brutalité les salariés, précaires et chômeurs : multiplication des plans de licenciements, mise au chômage des intérimaires, secteurs d’activités sinistrés tels l’automobile, la construction, l’aéronautique etc., salaires plus comprimés encore, dépenses publiques amputées… Le capitalisme en cause Au coeur de la crise actuelle, se trouvent un système et des politiques orientées vers la recherche de la rentabilité financière écrasant la croissance réelle, la diminution des dépenses publiques, la mise en concurrence des hommes et des territoires. C’est ce système qui vacille aujourd’hui et qu’il faut changer. En France, en Europe et dans le monde, il est urgent d’adopter des réformes ambitieuses, permettant de mobiliser l’argent au service de la réponse aux besoins sociaux et humains et d’un nouveau type de développement. Il est de la responsabilité de la gauche de se rassembler tout entière afin de prendre les initiatives d’action et de conviction indispensables pour faire prévaloir cette voie novatrice. C’est nécessaire et c’est urgent pour notre pays et pour notre peuple. C’est le sens de cet appel initié par le Parti communiste pour porter les exigences suivantes Répondre aux besoins sociaux c’est soutenir l’activité économique et l’emploi : Réorienter les financements, mobiliser de nouveaux moyens financiers, Instaurer des pouvoirs démocratiques nouveaux pour maîtriser l’économie
Augmentations immédiate des salaires et retraites, coup d’arrêt à la précarisation du salariat.
Investissement massif dans le logement social, les transports, la recherche, l’éducation, la santé, l’environnement…
Soutien aux collectivités territoriales qui sont les principaux investisseurs sociaux.
Annulation du programme de suppressions d’emplois dans la fonction publique.
Moratoire sur les licenciements dans le secteur privé.
Relance des services publics et annulation des opérations de privatisation notamment à La Poste.
Prise d’initiatives pour relancer la politique industrielle et la recherche.
Créer un pôle financier public au service d’une nouvelle politique du crédit favorisant l’emploi et s’opposant à la spéculation.
Supprimer les cadeaux fiscaux et les exonérations de charges qui alimentent les opérations financières et plombent les comptes publics. Instaurer immédiatement une contribution des grandes fortunes.
Réorienter ces moyens vers des Fonds Régionaux pour développer l’activité en créant des emplois.
Au plan européen, créer un front des pays partenaires et des forces sociales pour la réorientation de la BCE et la remise en cause du Pacte de stabilité. Ces derniers ont contribué à la crise et l’aggravent aujourd’hui.
Dans le même cadre, instaurer des politiques d’harmonisation sociale vers le haut en rupture avec les ravages de la « concurrence libre et non faussée ».
Lutter contre les dumpings sociaux, écologiques et fiscaux, démocratiser radicalement le FMI, l’OMC, la Banque mondiale et remettre en cause l’hégémonie du Dollar en ouvrant le débat sur la nécessité d’une monnaie commune mondiale pour les échanges internationaux.
Instaurer des pouvoirs de contrôle et de pilotage dans les institutions bancaires publiquement soutenues. Faire reculer les pouvoirs accumulés par les marchés financiers, actionnaires et investisseurs
Gestion démocratique des Fonds Régionaux pour l’Emploi avec les représentants des salariés et les élus des territoires
Création de commissions de contrôle de l’utilisation des fonds publics attribués aux entreprises
Droits nouveaux pour les salariés et les comités d’entreprises afin qu’ils puissent intervenir sur la définition des choix de gestion et des stratégies des entreprises et des banques
