30 octobre 2008
Sarkozy / Emploi : L’argent pour les banques, le discours pour les salariés
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 28 octobre
Nicolas Sarkozy a prononcé aujourd’hui dans les Ardennes, un discours sur l’emploi. Après un vain plaidoyer pour justifier les 360 milliards d’euros attribués aux banques, c’est-à-dire une somme supérieure au budget de l’Etat, Nicolas Sarkozy a aligné les promesses : sécurité sociale professionnelle ou encore 100.000 emplois aidés. Mais le contraste entre les milliards promis aux banques sans contreparties, et le vide intersidéral sur les financements des mesures pour l’emploi est saisissant. Pourtant, rien qu’en revenant sur le paquet fiscal, ce sont 15 milliards de ressources disponibles immédiatement. De toutes ces promesses, il ne risque de rester pour les salariés que le travail dominical obligatoire et la perspective de voir les emplois précaires se multiplier avec le CDD comme norme. Pour Nicolas Sarkozy, les réponses à la crise ont deux visages : aux banques, la monnaie sonnante et trébuchante, et aux salariés, les grands discours. Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF Paris, le 28 octobre 2008.
8 novembre 2008 - eManifeste / Révolution technologique
Samedi 8 novembre 2008 - Parti communiste français
La massification de l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans la plupart des champs d’activités humaines (industrie, arts, information, éducation, divertissement, recherche...) constitue un objet politique majeur de notre temps. D’abord parce cette révolution technologique sert de justification idéologique à une recomposition radicale de la société, visant la destruction de tous les mécanismes de régulation, de socialisation des échanges et des services publics : un capitalisme total. Ensuite parce que se trouve posée en grand la question de la maîtrise et de l’accès à ces outils, tant en terme d’infrastructures que de contenus. Il faut y voir l’un des enjeux les plus considérables de notre temps : économique, culturel, démocratique. A marche forcée se met en oeuvre un modèle compatible avec les intérêts du capitalisme, organisant la fabrique d’une opinion moutonnière, brevetant tous les biens communs, bridant la créativité des citoyens et banalisant toute force de travail intellectuelle, par exemple celle des artistes et des chercheurs. Face à cette mécanique, d’autres logiques tentent de mettre au monde ce que serait une société de la connaissance. Elles font la démonstration que le partage, l’élaboration en commun constituent un modèle socialement efficace et individuellement épanouissant. Leur engagement adresse à l’espace politique une interpellation qui doit être entendue : « La société de la connaissance sera ou ne sera pas ». Poursuivant le travail d’analyse critique et de proposition qu’il a entrepris sur la révolution informationnelle, le PCF organise une journée de travail pour contribuer à faire converger ces luttes et alternatives. 9h Accueil des participants Matinée : état des lieux et des luttes, nouveaux antagonistes, nouvelles alliances, nouveaux enjeux. 9h15 Ouverture des travaux par Jérôme Relinger (animateur du secteur « révolutions numériques et société de la connaissance » du PCF) 9h30 Travail salarié et Capital dans l’économie de l’immatériel Entre continuité et rupture, la révolution informationnelle bouleverse le capitalisme. Elle semble lui ouvrir les portes d’un nouvel âge d’or tant par son potentiel inimaginable de développement des forces productives que par les champs nouveaux ouverts à son exploitation (économie et finance dérivée, connaissances scientifiques, culture, information, éducation,...). Dans cette mutation, marques, environnement imaginaire de l’entreprise et relation au consommateur, prennent le pas sur le produit et l’appareil productif lui-même. Ainsi, un poème, un code génétique, une position boursière, une sonate de Bach sont numérisés, discrétisés en une marchandise unique : l’information. Pourtant, alors qu’il est à la fois l’outil et le nouveau champ de bataille de la guerre permanente que se livrent les principaux acteurs du capitalisme mondialisé, cet emballement ne parvient pas à conjurer les contradictions majeures du capitalisme et même contribue à les aiguiser un peu plus : difficulté à mobiliser, à rémunérer et donc à assurer la reproduction de la force de travail intellectuel, asphyxie créative par l’appropriation privée et la marchandisation de biens communs immatériels (économies de rentes adossées aux brevets, au concept de propriété intellectuelle), instrumentalisation et ralentissement de la recherche fondamentale, coût social et environnemental de la déterritorialsation des processus de production,... Sur fond de bouleversement de l’équilibre capital-travail, le numérique peut-il servir l’intérêt général ou est-il condamné à l’asservissement libéral ? Intervenants confirmés : Philippe Aigrain (chercheur), Jérôme Relinger (PCF) 11h Psychopouvoir, hyper surveillance et fabrique du consentement : le pire des mondes est-il arrivé ? Terrain de la guerre économique, la révolution informationnelle est également au cœur de la bataille idéologique. La fabrique permanente de l’opinion, le contrôle médiatique et sémantique devient un enjeu de classe central. Derrière l’abondance des canaux prévaut un nouvel impérialisme culturel, une véritable industrialisation des processus de domination idéologique des salariés, des consommateurs et des citoyens : de l’école aux think tanks, du cinéma au Web, de l’information au marketing. La généralisation et la sophistication de nouvelles technologies de contrôle et de surveillance généralisée (RFID, biométrie, vidéosurveillance, DRM...) dans un contexte de désert législatif, accélère cette évolution qui sert directement les multinationales de la production et de la diffusion de loisirs. Quelle analyse critique et quelles ripostes à cette préemption des consciences, du désir et, au fond, du possible ? Intervenants confirmés : Henri Maler (Président d’Acrimed), Frank Mouly (Commission Médias du PCF) 12h30 Déjeuner sur place (P.A.F. 10 €) 14h00 Libérer les biens communs , dépasser la propriété intellectuelle Contradictoirement, l’ère du numérique rend possible la transcription technique d’une nouvelle extension sans limite de la captation intellectuelle, de la traçabilité des œuvres et des consommateurs. Mais elle contient aussi une évocation concrète du dépassement de ce système à péage, issu de « l’âge de la rareté », profitant au propriétaire et au distributeur plus qu’à l’auteur, obligeant au paiement de l’usage et réduisant les possibilités d’appropriation. Nous vivons la possibilité offerte à l’Humanité, pour la première fois de son histoire, d’accéder à une société de la connaissance partagée, d’ouvrir la perspective d’un nouvel universalisme en construction dans la mondialisation, condition première du vivre ensemble dans un monde de plus en plus complexe. Se réapproprier comme des biens communs les œuvres, la biosphère, le génome, l’espace public, les logiciels, les normes et les standards pourraient être la finalité et le processus même de ce qu’il conviendrait d’appeler un « communisme informationnel » Entre révolution et respect du droit d’auteur, quel dépassement de la propriété intellectuelle pour une économie de la création profitable à tous, à commencer par les artistes et leur public. Intervenants confirmés : Hervé Le Crosnier (universitaire), Francis Parny (Membre du comité exécutif du PCF chargé de la Culture). 15h30 Propositions pour un renouveau de la gauche Des propositions concrètes existent, qui sont aussi une source de renouvèlement propositionnel du socle commun de la vieille gauche. Elles sont à même de menacer sérieusement le capitalisme cognitif : plate-forme publique d’échange permettant l’universalisation du savoir par la socialisation des profits, nouveaux services publics de création et de diffusion des savoirs immatériels dans des formats publics inaliénables, encouragement à l’élaboration de la connaissance collaborative, éducation permanente et formation populaire, financements publics conditionnés par les formats des réalisations, libre diffusion de la culture scientifique, droits d’auteur du salarié... Autant de pistes pour enfin faire entrer les usages immédiats et réalistes dans la conduite des moyens révolutionnaires, et combattre réellement l’hégémonie culturelle du capitalisme. Débat en présence d’Olivier Dartigolles, porte parole national du PCF 17h00 Restitution des débats et verre de l’amitié Programme
Après midi : vers la gestion démocratique de l’intelligence collective. Un nouveau communisme : l’informationnel
Bulletin d’inscription
Espace Oscar Niemeyer - 2, place du Colonel-Fabien - Paris 19e - M° Colonel-Fabien
Participation libre (dans la limite des places disponibles). Une initiative organisée par la commission « Révolutions Numériques » du Parti Communiste Français Réservation fortement conseillée : @ : eManifeste@pcf.fr
Programme des 4es ÉTATS GÉNÉRAUX du LOGEMENT
Par : Commission révolution urbaine - logement
Mis en ligne : 8 novembre
Pour la création d’un service public de la ville et de l’habitat Le 8 novembre 2008, Gennevilliers
Salle des fêtes
177 avenue Gabriel Péri - 92230 Gennevilliers
Avec la présence de responsables de nombreuses autres organisations
AIH, Attac, CGT, Collectif « Pas touche au Livret A ! », Confédération Syndicale des Familles (CSF), Convergence services publics, Coordination des travailleurs sociaux 93, Fondation Abbé Pierre, FSU, Interlogement 93, JC, No-Vox, UNEF …
- Programme des 4es ÉTATS GÉNÉRAUX du LOGEMENT
infos plan d'accès hébergement
Word - 1 Mo - 4 pages spécial « 4es ÉTATS GÉNÉRAUX du LOGEMENT »
PDF - 1.1 Mo - 4 pages spécial « 4es ÉTATS GÉNÉRAUX du LOGEMENT » N&B
PDF - 493.1 ko
Accueil des participants
8 heures 30
Ouverture
9 heures 15
Jacques BOURGOIN, maire de Gennevilliers Hervé BRAMY, responsable logement PCF
Plénière 1
9 heures 45– 12 heures
Logement et ville : financiarisation et spéculation, chronique d’une crise annoncée
La crise des subprimes a été le déclencheur de la crise financière mondiale qui entraîne dans son sillage une crise immobilière aux conséquences dramatiques. Ce scénario catastrophe démontre, s’il le fallait, l’importance de la place de l’habitat et de la ville dans les logiques à l’œuvre.
Dans un contexte de retour en grâce des Etats et de l’intervention publique, du moins pour sauver les marchés, la politique nationale, matérialisée aujourd’hui par le projet de loi Boutin dit « de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion », ne peut continuer dans l’absurde et le criminel avec un désengagement structurel et financier de l’Etat, un discours irréaliste sur le « tous propriétaire », un entêtement libéral lorsque cette doctrine est la cause de la crise.
Quelle analyse économique, sociologique et idéologique de la situation du logement dans ce nouveau contexte national et international ? Quelles propositions alternatives construire ? Quelles actions et quelle mobilisation ?
L’idée de service public du logement et de la ville pour défendre un droit au logement pour tous et partout, défendue par ces états généraux depuis leur création en 2004 ne peut plus être jetée d’un revers de main : c’est une idée d’avenir !
Donnons lui corps.
Plateau :
Catherine MILS, économiste, PCF
Jean-Philippe GASPAROTTO,
CGT Caisse des dépôts
Jean-Pierre GIACOMO, président de la CNL
Jean-Baptiste EYRAUD, président du DAL
Odette TERRADE, sénatrice, groupe CRC
Déjeuner
12 heures– 13 heures 30
Participation demandée
Ateliers
13 heures 30 – 15 heures 30
Riposter au projet Boutin
Chaque atelier proposera deux introductions de 10 minutes et un échange pour construire :
une analyse des logiques libérales à l’œuvre plutôt qu’un constat de la situation,
des propositions, notamment pour bâtir un service public du logement et de la ville,
des pistes d’action et de mise en convergence des luttes.
1. Un pôle public financier, une nécessité
Désengagements et détournement des financements dédiés (Livret A, 1 % logement), le libéralisme prive les politiques publiques du logement de leur efficacité économique et sociale. Un pôle public financier est nécessaire pour donner cohérence à des circuits de financement modernes, pérennes et placés hors marché. Quel rôle pour une caisse des dépôts et consignations rénovée et un paritarisme revivifié ?
Fabien MAURY, économiste PCF
Loïc DAGUZAN, coordinateur du collectif Pas touche au Livret A
2. Le logement, un droit pour tous et à tout moment
Droit au logement opposable sans moyens, détournement des missions des structures d’hébergement et de logement, mise en concurrence des familles sur des réponses toujours plus précaires, durcissement des expulsions, sont inacceptables ! Quelle autre politique publique, nationale et locale, pour concilier réponses aux urgences et réponse pour tous ? Construisons une sécurité sociale du logement pour en garantir le droit.
Philippe MARTEL, Interlogement 93
3. Un logement économiquement accessible
Quelle part doit prendre le logement dans le budget des familles ? A l’opposée des politiques menées qui contraignent un parcours résidentiel, accroissent cet effort financier et mènent à l’inaccessibilité, quelle doit être le niveau, le sens et les moyens d’une intervention publique (encadrement des loyers, maîtrise des charges …) pour garantir un accès à un logement de qualité et adapté à tous les moments de la vie ?
Joséphine COPPOLA, URIF CGT
4. Le logement social, rôle et identité
Le projet de loi Boutin remet en cause le principe même de logement HLM (limitation de l’occupation aux plus pauvres, remise en cause du droit au maintien dans les lieux, surloyers ravageurs, contraintes de gestions libérales …). Retrouvons les missions d’un logement de service public, pour le droit au logement et au territoire, permettant l’accueil de tous et facteur de modernité économique, architecturale et sociétale !
Marie-Claude GAREL, Conseillère générale, présidente de l’OPH Nanterre (92)
Michel MITTENAERE, membre du bureau confédéral de la CNL
5. Une ville partagée, un droit à gagner
Les politiques du logement contribuent à modeler le territoire. Qualité des projets, entretien du bâti, requalification de quartiers sont autant d’éléments structurants. Le projet gouvernemental privatise les outils et les espaces urbains et utilise les opérations de rénovation urbaine ou la résidentialisation pour opposer et enfermer les habitants. A l’opposé, construisons une ville partagée, une « ville du vivre ensemble ».
Louis LEVEQUE, maire adjoint au logement de Lyon (69)
Plénière 2
15 heures 30– 17 heures
Le poids de l’Europe
Le logement ne doit-il pas devenir une des priorités d’une Europe progressiste, soucieuse du droit et de l’égalité ? A l’image de certains pays menant une politique de soutien d’un secteur public, ne peut-on concevoir une harmonisation par le « haut » de ce volet de la construction européenne ?
Peut-on accepter, dans un contexte de crise généralisée à l’ensemble du continent, que le logement soit considéré comme une marchandise et les instruments de construction de la ville utilisés pour écraser, brutaliser, déplacer des populations ?
Alors que les ministres au logement des pays de l’Union se réunissent les 23 et 24 novembre prochain à Marseille, le mouvement social sera présent à ce rendez‑vous ! Il va peser pour faire grandir l’idée et pousser à la réalité d’un droit au logement et à la ville pour tous à l’échelle du continent européen.
Plateau :
Annie POURRE, réseau No-Vox
Cesare OTTOLINI, réseau AIH
Un responsable HIC
Anna EKLÖF, Union nationale des locataires (Suède)
Un représentant du groupe GUE-NGL
Catherine PEYGE, maire de Bobigny (93), expert de la mission ONU-Habitat
Restitution des propositions
17 heures – 17 heures 30
Jean-Thomas LAURENT, responsable du secteur logement pour l’ANECR présentera une synthèse des propositions issues notamment des cinq ateliers.
Crise financière : faire le choix d’autres modes de productions
Pour juguler la crise, relancer la croissance, suffit-il de déplacer le curseur entre salaires et profits, au bénéfice des premiers et au détriment des seconds, simplement en augmentant les salaires ?
Il faut dire que sur moyenne période, le mouvement a été impressionnant. En 1981, en France, la part des salaires dans la création annuelle de richesse ( le produit intérieur brut) est de 63,2%, celle des profits de 23%. Dix ans plus tard, en 1991, elle tombe à 57,9%, celle des profits remonte à 30,1%. Cette répartition va franchir le cap de l’année 2000 en restant à peu près égale. En 2007, cependant, selon des données provisoires, si les salaires représentent une proportion similaire de la richesse nationale (57,6%), les profits continuent de gonfler, accaparant 31,7% du PIB.
Ce reflux salarial peut d’autant plus susciter de la colère qu’il s’est accompagné d’une montée du chômage, de la précarité, de la pauvreté à un bout de la société, d’une formidable explosion de la richesse à l’autre bout, avec de plus un développement de toutes les formes de spéculation sur les êtres et les choses.
Comment donc déplacer le curseur dans le bon sens ? Il faut en premier lieu comprendre le sens de cette répartition de la valeur ajoutée. L’évolution de la part salariale ne mesure pas directement celle du pouvoir d’achat. Certes le freinage des salaires a un impact mais d’autres facteurs ont un effet encore plus important. Ainsi ce n’est pas un hasard si cette excroissance des profits et cette décroissance relative des salaires sont contemporaines d’une ascension quasiment continue du chômage. C’est dire qu’elles mesurent surtout le recul du contenu en emplois de la croissance économique et aussi de façon contradictoire à la fois la montée de la qualification des travailleurs et son insuffisance.
Cette répartition reflète l’état des relations entre le capital et le travail mais pas uniquement sous l’angle de leurs conflits. Elle est avant tout la conséquence de la mise en œuvre d’un type de productivité fondée sur le remplacement des salariés par des machines qui contribue à élever le rapport entre capital matériel et valeur ajoutée produite et par là même à renforcer l’exigence de profit. On a recours à davantage de capital pour produire la même quantité de richesse et, proportionnellement, à moins de travail mais ce capital accru demande à être rentabilisé encore plus.
Cette productivité qui privilégie l’accumulation de moyens matériels au détriment de l’emploi, des salaires, de la formation, de la satisfaction des besoins sociaux a ses propres limites. Elle suscite à terme une insuffisance de demande salariale de consommation individuelle et collective ( éducation, formation, logement, culture...) et provoque au final des crises telles que celle que nous connaissons. La violence et l’originalité de la crise actuelle tiennent cependant à ce qu’elle intervient à la suite d’une énorme accumulation mondiale de capitaux matériels mais aussi financiers et spéculatifs et dans le contexte d’une révolution technologique sans précédent.
C’est dire que pour changer le cours actuel de la répartition du PIB, il est nécessaire de s’attaquer à ce type de productivité. C’est dans cet esprit qu’a été avancée par les communistes, dès le milieu des années 80, l’idée de nouveaux critères de gestion en faveur d’une nouvelle efficacité sociale visant à économiser les capitaux matériels et financiers et à privilégier le développement humain, l’emploi, la formation, avec de bons salaires rémunérant des travailleurs plus qualifiés, tout cela permettant au final d’augmenter la valeur ajoutée produite. On augmenterait ainsi les salaires et aussi le gâteau.
Kit de campagne « crise financière » - La bourse ou la vie
Par : Communication
Mis en ligne : 29 octobre La crise financière a déjà des conséquences énormes. Nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle grande dépression mondiale.
- 4 pages « crise financière » - La bourse ou la vie
PDF - 749.3 ko - Affiche « crise financière » - La bourse ou la vie
PDF - 98.9 ko - Kit d'invitation pour rencontre
Zip - 1.3 Mo
Depuis des années, nous vivons une très grave crise sociale, faite de chômage, de précarité, de bas salaires, et de reculs de tous nos droits sociaux. Dix fois, on nous a annoncé « le bout du tunnel ». Mais tout s’aggrave. On nous parle de « moraliser le capitalisme ». Autant vouloir apprivoiser un requin. C’est le système lui-même qui est en cause. Un système obsédé par les profits, la rentabilité et l’enrichissement sans limite de quelques uns au détriment du développement de chacun. Un système qui va de crises en crises : sociale, alimentaire, écologique, financière… Un système qui nourrit des tensions et des conflits de plus en plus graves. Ce qui se passe aujourd’hui n’a rien à voir avec une prétendue « dérive » du capitalisme. C’est son aboutissement logique. A force d’orienter tout l’argent possible vers la finance et la spéculation, l’économie réelle est asphyxiée. Et ça finit nécessairement par exploser. Il faut faire autrement, changer de logique en commençant à transformer profondément le capitalisme. Plutôt que la Bourse, il faut privilégier la vie. Et si on considérait par exemple l’augmentation des salaires, l’éducation et la recherche, le développement et l’amélioration des Services Publics, toutes les dépenses utiles aux femmes et aux hommes comme des solutions plutôt que des problèmes ? Dans ce journal, le Parti communiste met des propositions en débat. Il appelle tous les citoyens à en débattre avec les forces de gauche qui le souhaitent. Et à se mobiliser tous ensemble pour exiger immédiatement de vraies solutions à la crise.
23 octobre 2008
Tract - Pas de primes aux spéculateurs, de vraies solutions !
2.000 milliards mobilisés pour les banques en Europe
À télécharger
Nous vivons l’une des plus graves crises économiques de notre histoire. Alors que certains prédisaient une sortie de crise rapide, elle s’installe durablement. Comme on pouvait s’y attendre, le plan de sauvetage européen de 2.000 milliards n’est pas parvenu à endiguer la spirale des krachs boursiers et des faillites. Depuis le début de la crise, se sont des milliards par milliers qui ont été dilapidés en pure perte pour venir au secours des spéculateurs. Derrière la crise financière se profile aujourd’hui concrètement une récession mondiale majeure, avec des conséquences terribles pour l’économie réelle, pour notre peuple à qui l’ont annonce déjà de nouvelles mesures d’austérités dans le budget 2009. Moraliser le capitalisme : une illusion Face à la gravité de cette situation, Sarkozy continue ses gesticulations et parle de moraliser, de refonder le capitalisme. C’est d’autant plus vain que c’est dans la nature même du capitalisme d’être obsédé par les profits, en dehors de toute rationalité économique, sociale, écologique et humaine. Parce qu’il va de crise en crise, sociale, alimentaire, écologique, financière et nourrit des tensions et des conflits, c’est bel et bien le capitalisme lui-même qui est en cause : il faut construire une alternative. Les communistes ne sont pas les seuls à avoir donné l’alerte depuis plusieurs années. Il ne sont pas les seuls aujourd’hui à vouloir construire des propositions pour transformer profondément ce système fou. Le Parti Communiste propose aux personnalités, économistes et forces de gauche de travailler ensemble pour exiger des réponses immédiates et efficaces. Dans tous le pays, il organise en ce moment même, mille rencontres pour en débattre avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, citoyens et citoyennes, militants syndicaux, associatifs. Sans attendre, nous mettons en débat des mesures d’urgence pour stopper la crise, combattre le capitalisme financiarisé. Et des réformes de fond pour que ça ne recommence plus jamais. Un plan qui alimente la crise
L’urgence de vraies solutions
Des mesures d’urgence énergiques
Rétablir la confi ance et pas seulement celle des marchés. En France, et en Europe, il faut une garantie absolue des dépôts des petits et moyens épargnants, des rémunérations en cas de licenciement et interdire les expulsions, notamment des accédants touchés par la crise des crédits relais.
Pas d’argent public sans pouvoir de gestion. S’il doit venir au secours d’un établissement financier, comme Dexia, l’Etat doit pouvoir maîtriser sa stratégie et sa gestion. Et quand il l’estime justifié, compenser l’aide apportée par une nationalisation durable de ses actifs sains contribuant ainsi à construire un grand pôle public du crédit.
Couper le robinet de la spéculation. Il faut cesser de favoriser les profits, qui alimentent l’incendie financier, mettre fin au bouclier fiscal des plus riches. Refuser de livrer nos retraites aux fonds de pension et toute nouvelle privatisation, à commencer par celle de La Poste. S’attaquer par des réformes de fond à la logique folle du capitalisme
Réorienter l’argent vers l’économie réelle. Nous proposons de réunir immédiatement un Grenelle du développement, avec tous les acteurs sociaux et économiques, pour décider des moyens de réorienter l’argent vers les salaires et le pouvoir d’achat, l’emploi et la formation, l’investissement, la santé, l’éducation et la recherche et toutes les dépenses socialement utiles.
Créer un grand pôle public du crédit. Autour de la banque des Dépôts et Consignations, des Caisses d’épargne, des banques mutualistes, de l’Oséo, de la banque postale, et les banques privées qui seraient renationalisées, ce pôle public doit avoir pour mission devrait impulser une politique de crédit favorisant l’investissement utile, et pénalisant lourdement les crédits à visée spéculative.
Contrôler les mouvements de capitaux. Il faut revenir sur l’aberrante liberté de circulation des capitaux qui alimente l’incendie financier. Dans le même sens, il faut engager une lutte acharnée contre les paradis fi scaux, dont l’existence, au sein même de l’Europe, permet à des capitaux considérables d’échapper à tout contrôle.
Aller vers un nouveau traité fondateur de l’Union européenne. La banque centrale européenne, aujourd’hui esclave des marchés financiers, doit être mise au service du développement de l’industrie et des services. En remettant en cause son « indépendance » à l’égard des pouvoirs politiques. Mais aussi en allant vers un nouveau traité mettant fi n au pacte de stabilité, au dogme de la « concurrence libre et non faussée, et au choix du dumping social et fi scal.
Mettre le poids de la France et de l’Europe au service d’une refonte des institutions internationales à vocation économique et financière. Ayant pour but de favoriser un codéveloppement durable de tous les peuples, cette refonte doit s’accompagner de la création d’une monnaie commune mondiale mettant fi n à l’hégémonie désastreuse du dollar.
Il faudrait :
82 milliards pour résoudre les épidémies et la faim sur la planète.
7 milliards pour boucher le trou de la sécu.
9 milliards pour le SMIC à 1.500 euros nets en France.
19 octobre 2008
Le Bretton Woods qu’on nous promet est une tromperie
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 18 octobre
La crise rend Nicolas Sarkozy, et bien d’ autres avec lui, plus volubiles que jamais : un nouveau Bretton Woods, une refondation de capitalisme, un sommet international avec un agenda ambitieux…Devant la tournure dramatique de la crise et l’annonce d’une récession sévère cette inflation verbale rappelle que c’est bien tout le système qui est en question. Mais comme dit le Figaro : « il ne faut pas s’ attendre pour autant à un grand soir de la finance mondiale ».
Ce qui se prépare c’est, en effet, bien moins que ces annonces mirobolantes faites pour donner l’illusion qu’ il y a un pilote dans l’avion. On parle de mesures pour stabiliser et contrôler le système financier international. On va s’occuper un peu des paradis fiscaux et des parachutes dorés pour limiter les excès et calmer les esprits…Et on nommera cela « une nouvelle régulation ».
De qui se moque t’on ? La référence à Bretton Woods est une tromperie. Ce qui fut décidé en 1944, avec la fin de la guerre (par 44 pays alliés et l’ URSS comme observateur) ne fut rien moins qu’ une reconstruction complète des relations économiques, financières, politiques et institutionnelles mondiales. La planète était un champ de ruines. Il fallait alors tout repenser et pas seulement ravaler la façade. C’ est ce qui fut entrepris au cours de plusieurs conférences mondiales.
C ‘est tout cela qui est en crise structurelle aujourd’hui. Le système financier s’est effondré, le système commercial et l’ OMC sont en échec majeur, le FMI et la Banque mondiale sont devenus inadaptés, l’ ONU - instrumentalisée et bafouée dans ses principes - est inefficace, les modes de gestion néo-libéraux sont dans l’impasse, les dégâts environnementaux touchent à des limites, les pays les plus pauvres sont ceux qui paient le plus cher…
La crise actuelle n’est donc pas seulement un problème économique. C’ est un défi politique et de civilisation : avec le système lui-même, c’ est aussi l’ ensemble des relations internationales dans toutes leurs dimensions qui sont à restructurer profondément ou à mettre en cause dans leur existence même comme le G8, ce directoire des puissants dont l’ illégitimité est patente.
La crise provoque beaucoup d’ inquiétudes. Les recettes et les calculs avancés pour y faire face suscitent de l’indignation. Chacun comprend ce qui se joue : qui va payer si ces recettes et ces calculs l’emportent, sinon les citoyens de France, d’Europe et du monde ? Pas question, en effet, de relance pour l’ emploi, les salaires et le pouvoir d’ achat. Pas question de mettre en cause la dérégulation, le libre-échangisme, la pression sur les dépenses publiques et sociales. Lors d’une réunion internationale un G5 patronal a rappelé que « le capitalisme est le meilleur système pour garantir la prospérité ». La prospérité de qui ?
Il y a quelques milliards de gens dans le monde qui veulent de vraies réponses à leurs attentes sociales, à leurs aspirations à plus de solidarité, de démocratie et de souveraineté populaire. C’ est la force de toutes celles et ceux qui veulent que cela change vraiment.
Parti communiste français
Paris, le 18 octobre 2008
17 octobre 2008
Conseil européen : le PCF appelle à respecter le vote irlandais et à ouvrir le chantier d’un nouveau traité
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 16 octobre
Le Conseil européen a décidé de reporter à décembre les décisions concernant la ratification du traité de Lisbonne, après le non irlandais. A l’évidence les dirigeants européens n’ont pas renoncé à faire adopter le traité, quitte à faire revoter les irlandais sur le même texte, sous réserve de quelques concessions. Pourtant ils butent sur l’impossibilité de le faire ouvertement. Toute volonté de passer en force ne ferait qu’aggraver la crise politique qui s’approfondit en Europe. Après le non irlandais, le traité de Lisbonne est caduc. Plus que jamais tout appelle à respecter le vote des irlandais. Plus encore aujourd’hui avec l’extrême gravité de la crise et ses conséquences sociales, les dogmes fondateurs du traité sont ébranlés, voire obsolètes : le dogme de la « concurrence libre et non-faussée », la libre circulation des capitaux, l’opposition aux aides d’état, l’indépendance et les missions de la BCE. La seule alternative réside dans la mise en chantier d’un nouveau traité, élaboré au plus près des attentes populaires, sociales et démocratiques, qui permette de relancer le projet européen en tirant toutes les leçons de la crise qui touche au cœur des politiques ultralibérales mises en œuvre dans et par l’UE .Que nos amis irlandais soient assurés de notre vigilance solidaire pour empêcher toute remise en cause de leur vote et pour que soit enfin entendue la voix des peuples. Parti communiste français Paris, le 16 octobre 2008
Premier forum public des partis de gauche et écologistes (MRC, PCF, PRG,PS, Les Verts)
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 16 octobre
« Quelle alternative politique dans la mondialisation » Mardi 21 octobre 2008 – 18h Chacun mesure la gravité de la crise de la globalisation financière qui traverse aujourd’hui le monde. Face à la crise financière et économique, écologique et alimentaire, énergétique, sociale, d’autres politiques sont possibles. Ces crises ne datent pas d’hier, elles ont une ampleur mondiale. Pour autant, la responsabilité, dans le cadre national, des politiques menées ces dernières années ne peut être négligée. Ces crises ne sont pas apparues sans raisons, elles sont la conséquence de choix politiques exercés à l’échelle mondiale, mais aussi à l’échelle européenne et au niveau national. Les Partis de gauche et écologistes se sont engagés dans une démarche d’organisation de forums pour débattre sur le fond des dossiers essentiels pour l’avenir de notre pays. Ouverts aux spécialistes, aux organisations syndicales, au monde associatif, à tous les citoyens, ces débats seront des moments de travail essentiels pour la gauche : pour confronter nos analyses et propositions alternatives. Le premier forum a pour thème « quelle alternative politique dans la mondialisation. » Ensemble, les partis de gauche et écologistes veulent confronter leurs analyses et leurs propositions à celle de personnalités scientifiques et d’acteurs du monde social. MRC, PCF, PRG,PS, Les Verts
Salle Paul Delouvrier – Conseil régional d’Ile-de-France
35, boulevard des Invalides, 75007 Paris (M. : Saint-François-Xavier)
Tract - FRANCAIS / MIGRANTS / SANS-PAPIERS - CITOYENS !
Par : Communication
Mis en ligne : 16 octobre
Personne ne parle de règles à adopter pour la circulation de l’argent sur la planète ! Par contre les Etats Européens comptent adopter un « pacte européen » limitant fortement le droit à la circulation des femmes et des hommes, stigmatisant et pourchassant les immigrés. Le PCF appelle à une mobilisation de grande ampleur pour le sommet « Citoyen Migrations:des ponts pas des murs » des 17 et 18 octobre à Paris et pour la manifestation du 18 octobre 13h30 à la Bastille.
- Tract - FRANCAIS / MIGRANTS / SANS-PAPIERS - CITOYENS !
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Le collectif Unis Contre l’Immigration Jetable a lancé un appel à un contre-sommet citoyen sur les migrations, les Vendredi 17 octobre et samedi 18 octobre, en réponse aux éléments déjà connus sur les travaux de la deuxième Conférence interministérielle euro-africaine en matière de migrations qui se déroulera à Paris en novembre. www.despontspasdesmurs.org, Le PCF soutient ce contre sommet et appelle à y participer. Nous voulons une autre Europe que l’Europe forteresse que l’on veut nous mettre en place. Une Europe Forteresse qui en étend les camps pour étrangers-migrants, développe un arsenal militaro-policier de surveillance et met à mal les libertés, les droits fondamentaux. Comme le souligne l’appel à la mobilisation des organisations signataires du contre sommet « il est grand temps que la question des migrations et du développement soit réellement pensé sous l’angle des intérêts mutuels : ceux des pays d’origine, des pays de transit, des pays d’accueil et surtout, ceux des migrants euxmêmes ».


